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09.01.1999
Lettres à mes amis, Silo - lettre 2
Chers amis,
Dans la lettre précédente, j’ai fait référence à la situation que nous vivons et à certaines tendances que les événements révèlent. J’en ai profité pour contester certaines propositions que les défenseurs de l’économie de marché nous présentent, comme s’il s’agissait de conditions inéluctables à tout progrès social. J’ai également mis en évidence la détérioration croissante de la solidarité et la crise de références, qui se vérifient actuellement. Enfin, j’ai esquissé certaines caractéristiques positives que l’on commence à observer dans ce que j’ai appelé “une sensibilité nouvelle, une nouvelle attitude morale et une nouvelle disposition tactique face à la vie”.
Certains correspondants m’ont exprimé leur désaccord sur le ton de ma lettre car il leur a semblé qu’elle traitait de choses trop graves pour se permettre d’ironiser. Mais ne dramatisons pas ! L’ensemble de preuves qu’apporte l’idéologie du néo-libéralisme, de l’économie sociale de marché et du Nouvel Ordre mondial est si inconsistant qu’il n’y a même pas à froncer les sourcils. Je veux dire que cette idéologie est morte dans ses fondements depuis très longtemps, et que bientôt surviendra la crise concrète, de surface, la seule qu’arrivent à percevoir ceux qui confondent le sens avec l’expression, le contenu avec la forme, le processus avec la conjoncture. De même que les idéologies du fascisme et du socialisme réel étaient mortes bien avant que ne se produise leur écroulement concret ultérieur, le désastre du système actuel ne surprendra les bien-pensants que plus tard. N’est-ce pas absolument ridicule ? C’est comme si on revoyait plusieurs fois le même mauvais film. Après plusieurs répétitions, nous ne faisons plus qu’observer les décors, le maquillage des acteurs, les prises de vue, tandis qu’à nos côtés une dame est émue par ce qu’elle voit pour la première fois et qui, pour elle, est la réalité même. Ainsi, à ma décharge, je dis que je ne me suis pas moqué de l’énorme tragédie que représente ce système imposé, mais plutôt de ses monstrueuses prétentions et de son issue grotesque, issue dont nous avons été témoins à de nombreuses reprises.
J’ai également reçu des lettres me demandant de définir plus précisément les attitudes qu’il faudrait adopter face au processus de changement actuel. Je crois qu’il serait préférable d’essayer de comprendre les positions que prennent les différents groupes et les personnes isolées, avant de faire une quelconque recommandation. Je me contenterai donc de présenter les positions les plus courantes, en donnant mon avis sur les cas qui me semblent les plus intéressants.
1. Quelques attitudes face au processus
de changement actuel.
Au cours du lent progrès de l’humanité, des facteurs se sont accumulés jusqu’à ce jour, où la rapidité du changement technologique et économique ne coïncide pas avec la rapidité du changement dans les structures sociales et dans le comporte ment humain. Ce déphasage a tendance à s’accroître et à engendrer des crises progressives. On peut envisager ce problème sous différents angles. Certains supposent que ce décalage se régulera automatiquement, et recommandent donc de ne pas essayer d’orienter ce processus, ce qui d’ailleurs serait impossible. Il s’agit d’une thèse mécaniste optimiste. D’autres supposent qu’on se dirige vers une explosion irrémédiable. C’est le cas des mécanistes pessimistes. Apparaissent aussi des courants moraux qui prétendent mettre fin au changement et, dans la mesure du possible, revenir à des sources supposées réconfortantes ; ils représentent une attitude anti-historique. Les cyniques, les stoïques et les épicuriens contemporains commencent aussi à faire entendre leur voix. Les uns en niant l’importance et le sens de toute action, les autres en affrontant les faits avec fermeté même lorsque tout va mal ; enfin, les derniers, essayent de tirer profit de la situation en pensant simplement à leur hypothétique bien-être, qu’ils étendent, tout au plus, à leurs enfants. Comme dans les fins d’époques des civilisations passées, beaucoup adoptent des attitudes de “salut individuel”, en supposant que toute tâche entreprise avec d’autres n’a ni sens, ni possibilité de réussite. En tout cas, les autres sont utiles à la spéculation strictement personnelle. C’est ainsi que les chefs d’entreprise, les leaders culturels et politiques ont besoin d’améliorer et de manipuler leur image pour se rendre crédibles, en faisant croire qu’ils pensent et agissent en fonction des autres. Bien sûr, ce genre d’activité a ses revers car tout le monde connaît le truc et personne ne croit plus en personne. Les anciennes valeurs religieuses, patriotiques, culturelles, politiques et syndicales sont soumises à l’argent, dans un moment où la solidarité et, par conséquent, l’opposition collective à ce schéma sont balayées pendant que le tissu social se décompose progressivement. Une autre étape viendra dans laquelle l’individualisme à outrance sera dépassé... mais c’est un sujet que nous traiterons plus tard. Notre paysage de formation* et la crise de nos croyances nous empêchent d’admettre que nous nous rapprochons de ce nouveau moment historique. Aujourd’hui, détenteur d’une petite parcelle de pouvoir, ou dépendant absolument du pouvoir des autres, nous sommes tous touchés par l’individualisme où celui qui est le mieux placé dans le système est nettement avantagé.
2. L’individualisme, la fragmentation sociale et la
concentration du pouvoir aux mains des minorités.
L’individualisme mène nécessairement à la lutte pour la supré matie du plus fort et à la recherche de la réussite à tout prix. Cette attitude a commencé avec quelques-uns qui respectèrent entre eux certaines règles du jeu, face à l’obéissance de la majorité des gens. De toute façon, cette étape se conclura par un “tous contre tous” parce que, tôt ou tard, le pouvoir sera déséqui libré en faveur du plus fort, et les autres, s’appuyant entre eux ou sur d’autres factions, finiront par désarticuler un système si fragile. Mais les minorités ont peu à peu changé avec le dévelop pement économique et technologique, perfectionnant leurs méthodes à tel point que dans certains pays en situation d’abondance, la plupart des gens reportent leur mécontentement sur des aspects secondaires concernant la situation qu’il vivent. On insinue même que, si le niveau de vie augmente globalement, les masses oubliées se contenteront d’attendre une situation meilleure dans le futur car, semble-t-il, elles ne remettront en question que certaines situations d’urgence et non le système dans sa globalité. Voilà qui révèle un important tournant du compor tement social. S’il en est ainsi, le militantisme en faveur du changement se verra progressivement touché et les anciennes forces politiques et sociales resteront sans proposition ; la fragmen tation des groupes sociaux et des relations interperson nelles se développera, l’isolement individuel sera en partie compensé par les structures de production de biens et de loisirs collec tifs, concentrées sous une même direction. Dans ce monde paradoxal, lorsque s’écrouleront les anciennes structures de direction et de décision, la centralisation et la bureaucratie finiront par être balayées ; les fameuses déréglementations, décentra lisations, libéralisations des marchés et des activités formeront le champ idéal où fleurira une concentration jamais atteinte à d’autres époques, puisqu’une banque de plus en plus puissante continuera d’absorber et de faire grandir le capital financier international. La classe politique pâtira d’un paradoxe similaire quand elle devra proclamer les nouvelles valeurs qui feront perdre du pouvoir à l’Etat ; de ce fait, son rôle principal sera de plus en plus compromis. Ce n’est pas un hasard si depuis un certain temps des mots comme “gouver nement” sont progres sivement remplacés par d’autres tels que “administration”, annon çant au “public” (et non au “peu ple”) qu’un pays est une entreprise.
D’autre part et jusqu’à ce qu’un pouvoir impérial mondial se consolide, des conflits régionaux pourront éclater, comme ce fut le cas entre pays à d’autres époques. Mais le processus de concentration vers lequel semble se diriger cette période historique ne sera affecté ni par les confrontations, qui se déroule ront dans le champ économique ou se déplaceront vers l’arène guerrière dans des zones restreintes, ni par les débordements incohérents et massifs qui en résulteront, ni enfin par la chute de gouvernements entiers et la désintégration de pays et de zones politiques. Les régionalismes, les luttes inter-ethniques, les migrations et les crises soutenues n’altéreront pas le caractère général de la concentration du pouvoir. Lorsque la récession et le chômage déstabiliseront aussi les populations des pays riches, alors l’étape de liquidation libérale sera finie ; les poli tiques de contrôle et de contrainte commenceront tandis que l’on assistera à l’émergence du plus pur style impérial... Qui pourra alors parler d’économie de libre échange ? Qui accordera encore de l’importance à des positions reposant sur l’indi vidualisme à outrance ? Mais je dois répondre à d’autres inquiétudes dont on m’a fait part et qui concernent le caractère de la crise actuelle et ses tendances.
3. Caractéristiques de la crise.
Nous étudierons la crise de l’Etat national, la crise de la régionalisation et de la mondialisation, la crise de la société, du groupe et de l’individu.
Dans le contexte du processus de mondialisation, l’information s’accélère et les déplacements de personnes et de biens augmentent. La technologie et le pouvoir économique grandissants se concentrent dans des entreprises de plus en plus importantes. Dans les échanges, ce même phénomène d’accélération se heurte aux limites et au ralentissement qu’imposent des structures anciennes telles que l’Etat national. De ce fait, les frontières nationales tendent à disparaître à l’intérieur de chaque région. Il devient nécessaire d’homogénéiser les législations des pays, non seulement en matière de taxes douanières et de papiers d’identité personnels, mais aussi en matière d’adaptation des systèmes de production. La législation du travail et la sécurité sociale suivent la même direction. Les accords répétés entre ces pays prouvent qu’un parlement, un système judiciaire et un exécutif commun amélioreront l’efficacité et la rapidité de la gestion d’une région. La monnaie nationale actuelle va progressivement céder la place à un type d’unité d’échange régional qui évitera les pertes et les retards résultant des opérations de conversion. La crise de l’Etat national peut s’observer non seulement dans les pays qui veulent rentrer dans un marché régional, mais aussi dans ceux où les économies, en piteux état, montrent un retard relativement important. De toutes parts, des voix s’élèvent contre les bureaucraties ankylosées pour demander leur réforme. Quand des pays se sont formés suite à des annexions ou des partages récents, ou suite à la création de fédération artificielle, d’anciennes rancœurs et des différends régionaux, ethniques et religieux se ravivent. L’Etat traditionnel doit faire face à cette situation centrifuge au milieu de difficultés économiques croissantes qui remettent précisément en cause son efficacité et sa légitimité. Des phénomènes de ce type ont tendance à se développer en Europe centrale, à l’Est et dans les Balkans. Ces difficultés prennent pied aussi au Moyen-Orient, en Orient et en Asie Mineure. En Afrique, dans plusieurs pays délimités artificiellement, les mêmes symptômes commencent à être observés. Cette décomposition s’accompagne de migrations de peuples entiers vers les frontières, mettant en danger l’équilibre régional. Il suffirait qu’un important déséquilibre se produise en Chine pour que plus d’une région soit directement affectée par le phénomène, étant donné, de plus, l’instabilité actuelle de l’ancienne Union Soviétique et des pays asiatiques continentaux.
Entre-temps, se sont dégagés des centres puissants sur le plan économique et technologique, à caractère régional : l’Extrê me -Orient à l’instigation du Japon, l’Europe et les Etats-Unis. L’essor et l’influence de ces zones préservent un apparent polycentrisme mais le déroulement des événements montre que les Etats-Unis ajoutent à leur pouvoir économique, technologique et politique, une force militaire capable de contrôler les principales zones d’approvisionnement. Dans le processus de mondialisation croissante, cette superpuissance tend à s’ériger en rectrice du processus actuel, en accord ou en désaccord avec les pouvoirs régionaux. Voilà la signification ultime du Nouvel Ordre mondial. Il semble que l’époque de la paix ne soit pas encore arrivée bien que, pour l’instant, la menace de guerre mondiale se soit dissipée. Des explosions locales ethniques et religieuses, des débordements sociaux, des migrations et des conflits armés dans des zones réduites semblent menacer la prétendue stabilité actuelle. D’autre part, les zones laissées pour compte prennent de plus en plus de retard sur la croissance accélérée des zones technologiquement et économiquement plus développées et ce déphasage relatif ajoute des difficultés supplémentaires au tableau actuel. Le cas de l’Amérique latine est à ce titre exemplaire car, même si l’économie de plusieurs de ses pays faisait l’expérience d’une croissance importante dans les prochaines années, la dépendance par rapport aux centres de pouvoir deviendrait de plus en plus évidente.
Alors que le pouvoir régional et mondial des compagnies mul tinationales augmente, alors que le capital financier international se concentre, les systèmes politiques perdent en autonomie et la législation s’adapte aux ordres des nouveaux pouvoirs. De nombreuses institutions peuvent aujourd’hui être directement ou indirectement suppléées par les divisions ou les fondations de la Compagnie qui est en condition, dans certains endroits, d’aider à la naissance, la qualification, la carrière professionnelle, le mariage, les loisirs, l’information, la sécurité sociale, la retraite et la mort de ses employés et leurs enfants. Le citoyen peut déjà, dans certains endroits, se passer de ces vieilles opérations bureaucratiques, en utilisant une carte de crédit et, peu à peu, une monnaie électronique avec laquelle seront pris en compte non seulement ses dépenses et ses rentrées, mais aussi tout type d’antécédents significatifs et sa situation actuelle dûment enregistrée. Il est bien évident que tout ceci libère déjà certains de lenteurs et de préoccupations secondaires mais ces avantages personnels serviront aussi à un système de contrôle dissimulé. A côté de la croissance technologique et de l’accélération du rythme de vie, la participation politique diminue ; le pouvoir de décision devient de plus en plus lointain avec de plus en plus d’intermédiaires ; la famille se réduit et éclate en couples de plus en plus mobiles et changeants ; la communication interpersonnelle se bloque ; l’amitié disparaît et la compétition envenime toutes les relations humaines à tel point que tout le monde se méfie de tout le monde, la sensation d’insécurité ne repose déjà plus sur le fait objectif de l’augmentation de la criminalité, mais avant tout sur un état d’âme. Il faut ajouter à cela que la solidarité sociale, entre groupes et interpersonnelle disparaît rapidement ; que la drogue et l’alcoo lisme font des ravages ; que le suicide et la maladie mentale tendent à augmenter dangereusement. Il est bien évident que partout il existe encore une majorité de gens en bonne santé et raisonnables, mais les symptômes d’une telle altération ne nous permettent déjà plus de parler d’une société saine. Le paysage de formation des nouvelles générations comprend tous les éléments de crise que nous avons cités et leur vie n’est pas seulement formée de qualification technique et professionnelle, de feuilletons télévisés, de recommandations des leaders d’opinion médiatiques, de déclamations sur la perfection du monde dans lequel nous vivons, ou bien, pour les jeunes plus favorisés, de loisirs faits de moto, de voyages, de vêtements, de sport, de musique et de jeux électroniques. Ce problème du paysage de formation chez les nouvelles générations menace d’ouvrir d’énormes brèches entre des groupes d’âges différents, mettant en jeu une dialectique générationnelle virulente, de grande profondeur et d’ampleur géographique énorme. Il est évident qu’au sommet de l’échelle des valeurs, le mythe de l’argent s’est installé, mythe auquel tout est de plus en plus subordonné. Un contingent important de la société ne veut rien entendre de ce qui lui rappelle la vieillesse et la mort, méprisant toute question se rapportant au sens et à la signification de la vie. Il y a là, reconnaissons-le, une certaine rationalité, dans la mesure où la réflexion sur ces sujets ne coïncide pas avec l’échelle de valeurs établie par le système. Les symptômes de la crise sont trop graves pour rester inaperçus, et pourtant certains diront que c’est le prix à payer pour exister à la fin du XXe siècle. D’autres affirmeront que nous sommes en train d’entrer dans le meilleur des mondes. A travers ces affirmations, c’est le tréfonds de ce moment historique qui agit : l’organisation globale n’est pas encore en crise, bien que des crises particulières se multiplient partout. Mais au fur et à mesure que les symptômes de la décomposition vont s’accélérer, l’appréciation sur les événements va changer car la nécessité d’établir de nouvelles priorités et de nouveaux projets de vie va se faire sentir.
4. Les facteurs positifs du changement.
Le développement scientifique et technologique ne peut être remis en cause sous prétexte que certains progrès ont été ou sont utilisés contre la vie et le bien-être. Si on remettait en cause la technologie, on devrait réfléchir préalablement aux caractéristiques du système qui utilise le progrès du savoir à des fins bâtardes. Les progrès en médecine, en communication, en robotique, en génie génétique et dans bien d’autres domaines peuvent évidemment être utilisés dans une direction destructrice. Il en va de même pour l’utilisation de la technique dans l’exploitation irrationnelle des ressources, la pollution industrielle, la contamination et la détérioration de l’environnement. Mais tout cela révèle la tendance négative qui dirige l’économie et les systèmes sociaux. Ainsi, nous savons très bien qu’aujour d’hui, nous sommes en mesure de résoudre les problèmes d’alimentation de toute l’humanité et cependant nous constatons chaque jour qu’il y a des famines, de la malnutrition et des carences infra-humaines parce que le système n’est pas disposé à prendre en charge ces problèmes, ce qui impliquerait qu’il renonçât à ses gains fabuleux en échange d’une amélioration globale du niveau humain. Nous nous rendons également compte que les tendances vers la régionalisation et fina lement vers la mondialisation sont en train d’être mani pulées par des intérêts particuliers au détriment des grands ensembles humains. Même à travers ces distorsions, il est évident que le processus vers une nation humaine universelle se fraye un chemin. Le changement accéléré qui se manifeste dans le monde mène à une crise globale du système et, par conséquent, à une remise en ordre des facteurs. Ce qui précède sera la condition nécessaire pour arriver à une stabilité acceptable et à un développement harmonieux de la planète. Par conséquent, malgré les tragédies que l’on peut discerner dans la décomposition de ce système global actuel, l’espèce humaine prévaudra sur tout intérêt personnel. C’est dans la compréhension de la direction de l’histoire qui débuta chez nos ancêtres hominiens, que se trouve notre foi dans le futur. Cette espèce qui a travaillé et lutté pendant des millions d’années pour vaincre la douleur et la souffrance ne succombera pas dans l’absurde. Pour cela, il est nécessaire de comprendre des processus plus amples que de simples conjonctures et de soutenir tout ce qui marche dans une direction évolutive quand bien même on ne verrait pas de résultats immédiats. Le découragement des êtres humains courageux et solidaires retarde la marche de l’histoire. Mais il est difficile de comprendre ce sens si la vie personnelle ne s’organise pas et ne s’oriente pas, elle aussi, dans une direction positive. Là ce ne sont pas des facteurs mécaniques ou des déterminismes historiques qui sont en jeu, c’est l’intention humaine, qui tend à se frayer un chemin à travers toutes les difficultés.
Mes amis, j’espère passer à des questions plus réconfortantes dans la prochaine lettre et laisser de côté l’observation des facteurs négatifs pour ébaucher des propositions en accord avec notre foi dans un futur meilleur pour tous.
Recevez, avec cette lettre, mes amicales salutations.
Silo, 05/12/91
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