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24.11.2005

Forum humaniste européen

Ce mois-ci nous avons eu le plaisir d'accueillir à Paris les militants de plusieurs partis humanistes européens, venant du Royaume-Uni, de Suisse, d'Italie, d'Espagne, du Portugal, d'Allemagne, de Belgique, d'Autriche, de Grèce, de Hollande, de Hongrie et de République tchèque, pour un week-end de travail.

Le but de cette rencontre était de faire le point sur la situation de chacun en Europe (ses actions, ses campagnes...) après la campagne unie pour le "non à la constitution européenne" et voir si l'on pouvait définir une nouvelle stratégie commune. Il y avait aussi plusieurs thèmes de groupes de travail sur l'immigration et la lutte contre les discriminations, sur les guerres, le néo-fascisme et les lois sécuritaires "anti-terroristes", sur l'élargissement des relations avec d'autres formations et courants politiques de gauche, sur la stratégie et la diffusion des PH et enfin sur le fonctionnement interne des bureaux.
Cette rencontre avait lieu dans un contexte européen plutôt chargé d'évènements tristes et graves. Constat d'une Europe toujours plus fermée, plus sécurisée et inhumaine, avec toujours plus de contrôle et autoritaire. Parmi les évènements auxquels ont réagi les humanistes de manière forte, il faut rappeler l'inoubliable tragédie des immigrés morts en nombre à Ceuta y Mellila, celles des familles ayant brûlées dans plusieurs immeubles insalubres à Paris, et enfin la situation politique terrorisante, l'état de peur et de fatalisme dans lequel vivent les Italiens à qui l'on prédit un attentat imminent chaque jour. "El alhambre no se termina con el hambre", "Il futuro si puo cambiare", "Non assistance à personnes en danger" tels sont quelques slogans des différentes campagnes des humanistes européens.
Une attention particulière a été portée aux dérives sécuritaires de plusieurs pays européens, sous l'excuse de lois anti-terroriste et de sécurité, de plus en plus nous dérivons vers un société hyper-contrôlée et...

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21.11.2005

Soutien aux faucheurs d’OGM comdamnés

En condamnant sévèrement les faucheurs d’un champ de maïs OGM, José Bové et les huit militants anti-OGM à plusieurs mois d'emprisonnement ferme ou avec sursis pour un arrachage de maïs transgénique, la justice de notre pays cherche à intimider les citoyens et affirme sa volonté toujours plus marquée de réprimer.

Ce jugement montre également clairement l’intention de l’état français de protéger les intérêts des multinationales au détriment de la santé de ses citoyens et qu’il est prêt à tout pour les empêcher de s’exprimer. La justice française ferait mieux de se prononcer sur ces contaminations irréversibles et dangereuses pour la santé des consommateurs que constituent les milliers d’hectares de cultures transgéniques, commerciales ou pseudo expérimentales que le gouvernement et les firmes semencières dissimulent, au mépris de la réglementation européenne (celle-ci impose un repérage précis des cultures OGM, ainsi qu’un registre, accessible au public, de la localisation de ces cultures).

Un pays qui enferme ses jeunes et ses représentants les plus dignes hypothèque son futur. La criminalisation de l’action citoyenne et non violente pousse la population à bout. Les dirigeants de notre pays restent sourds à la demande du peuple créant de plus en plus de frustration et de ressentiment, entretenant un esprit de revanche qui, tôt ou tard, mène à la violence.

L'action des faucheurs relève de la "défense de l’intérêt général", nous appelons la population à soutenir ceux qui représentent l’espoir pour notre pays. Nous appelons à la désobéissance face à des gouvernants qui ont vendu leur âme aux puissances financières. Nous rappelons la valeur de la désobéissance civile dans ces temps où l’accumulation d’argent prime sur la...

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16.11.2005

Samedi à Paris, les non-violents n'ont pas pu se rassembler

Depuis 18 jours, nos quartiers, nos rues, nos immeubles ont été envahis par la violence.

La réaction brutale et exaspérée de ceux qui sont humiliés depuis des années, a été réprimée de façon violente par le gouvernement.

La violence est l’expression d’une société en situation de profonde désorientation, de souffrance et perte de sens. Ceux qui agissent comme cela ont perdu leurs repères. C’est le seul moyen qu’ils ont trouvé pour exprimer leur désespoir et pour que leur cri soit entendu par-dessus les ghettos psychologiques et économiques où on les a enfermés.

Chaque fois qu’un pays a tenté de réprimer et de faire taire les cris de révolte et de désespoir de sa population par la violence, il n’a fait que renforcer cette violence.

Lorsqu’un conflit est exprimé, la seule réponse efficace est l’écoute de cette plainte et de cette réclamation. Ne pas écouter ce cri produit encore plus de violence. A l’inverse, l’écoute et la communication, montrent un intérêt sincère pour ce qui arrive à l’autre et donne un signal positif.

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L'interview d'Alain DUCQ sur les violences récentes

Voici une interview d'Alain DUCQ à CNN International sur les violences de ces derniers jours

http://parti-humaniste-france.org/real-video/CNN.WMV

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15.11.2005

Flambée de violence dans les banlieues

Flambée de violence dans les banlieues françaises :

choisir des projets de société novateurs ou rester dans la préhistoire ?

Des jeunes brûlent des voitures et s’en prennent aux insignes de la République, le gouvernement répond par une surenchère de mesures répressives : malgré la vidéosurveillance et les flash-balls, nous sommes toujours dans la préhistoire humaine. Les réponses à donner à cette crise sont inédites, elles demandent de repenser notre projet de société et d’innover dans de nouvelles formes de dialogue et de méthode d’action sociale incluant notamment l’apprentissage pour tous de la non-violence (citoyens et dirigeants).

Notre société est un corps social qui en plusieurs millénaires a fondé sa conscience collective, aujourd’hui ce corps est malade et visiblement notre conscience est altérée. Quand on est malade, est-ce que l’on dit que notre corps est violent envers nous ? Mais d’abord, comment l’avons-nous affaiblit et maltraité notre corps pour qu’il réagisse ainsi ? Allons-nous menacer au karsher notre foie ou nos poumons lorsqu’ils envoient des signes de faiblesse ? Le corps social est malade depuis longtemps et quand les symptômes de la France en fièvre éclatent au grand...

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08.11.2005

L'interview d'Alain DUCQ, Président du Parti humaniste à Radio Nova

Pour télécharger l'interview d'Alain par Radio Nova, le 08/11 dans l'émission "un autre matin est possible" (tous les jours de 6h à 9h, www.NovaPlanet.com) :

http://parti-humaniste-france.org/audio/051108_AlainNova....

La transcription de l'entretien :

Radio Nova : " Retirez les troupes des banlieues " c'est le message du Parti Humaniste qui demande également la libération de tous les jeunes arrêtés et la démission de Nicolas Sarkozy. Le Président du Parti Humaniste s'appelle Alain Ducq. Bonjour Alain Ducq.

Alain Ducq : Bonjour.

Radio Nova : C'est de la provocation ce que vous nous avez fait parvenir là ?

Alain Ducq : Disons que c'est plutôt l'inverse, c'est Sarkozy qui provoque. Nous, on a plutôt l'impression d'être raisonnable.

Radio Nova : On peut se demander tout de même si les forces de police aujourd'hui ne sont pas nécessaires quand même dans les banlieues pour protéger les gens qui habitent là-bas ?

Alain Ducq : On a vu quand même qu'après ce qui s'est passé à Clichy-sous-Bois, ce qui a tout déclenché, c'est quand même l'arrivée des armées casquées et bottées, alors que les personnes étaient en train de manger tranquillement ; et finalement c'est tout cela qui a mis le feu aux poudres.

Radio Nova : Qu'est-ce que vous pensez des dernières déclarations de Dominique de Villepin ?

Alain Ducq : Écoutez c'est très simple : on ne peut pas résoudre la violence sociale avec plus de violence. C'est la racine du problème. On vit dans un modèle de société qui est basé sur une culture de la violence. On nous parle sans arrêt de compétition, domination du plus fort. Il n'y a qu'à voir pour la constitution, pour l'éducation : on nous parle de l'éducation la plus compétitive du monde,...

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06.11.2005

Retirez les troupes des banlieues !


L'échec de la violence

Il y a maintenant plus d'une semaine que se poursuivent des évènements violents en Ile de France, s'étendant peu à peu à d'autres villes de province. Les déclarations enflammées, violences langagières à l'égard des jeunes et autres gesticulations des hommes politiques, de même que les défilés de bataillons armés de CRS ne semblent rien faire à part de mettre de l'huile sur le feu.

Les politiciens et les médias à leur service ont un regard complètement erroné et manipulateur. Pour eux l'unique solution aux troubles entre jeunes et policiers est de réprimer et de punir avec encore plus de violence, pour soi-disant rétablir l'ordre.

Nous affirmons que ce type de réponse a échoué. C'est une vision rétrograde et fasciste qui opère sans le dire. Les évènements actuels le prouvent bien. Les réponses répressives ne résolvent pas le problème de la violence sociale et économique dans laquelle vit une grande partie de la population.

On ne peut pas résoudre la violence sociale avec plus de violence.

Ces Messieurs devraient reconnaître avec humilité leur échec et démissionner. Ils ont échoué car ils attaquent les symptômes au lieu d'attaquer la maladie, ils attaquent les conséquences et non pas les causes.

Nous affirmons que la racine du problème est le modèle de société dans lequel nous vivons, qui se base sur une culture de la violence qui institutionnalise la compétition, l'individualisme féroce et la domination du plus fort au détriment du plus faible.

Jusqu'où vont-ils aller ? 3,5 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, 3 millions de personnes mal logés, près de 25000 jeunes sans logements, précarité du travail, salaire de misère, chômage, sont des formes de violence brutale auxquels nous sommes soumis quotidiennement. Les gens n'en peuvent plus !

La délinquance est un mode...

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La conséquence de trente années d’aveuglement idéologique et de discrimination

 

La conséquence de trente années d’aveuglement idéologique et de discrimination programmée éclate ces jours-ci dans les banlieues françaises.

Les populations les plus modestes ont été reléguées de façon systématique depuis trente ans dans des quartiers à la périphérie des grandes agglomérations.

Une récente loi par exemple, oblige les communes à accueillir un certain pourcentage d’habitat social sur leur territoire. Prés de la moitié des communes franciliennes ne respectent pas cette loi, augmentant ainsi la concentration des populations pauvres dans certaines villes. Alors que la consommation et la réussite individuelle ont été érigées en valeurs suprêmes, on feint se s’étonner que les exclus de la consommation détruisent ce qu’ils ne peuvent pas se procurer par leur travail.

Les populations immigrées ont été d’autre part frappées en premier lieu par ce processus de relégation.

Après la fermeture dans les années 70 et 80 des usines qui y étaient implantées et structuraient l’espace social, fermeture générant chômage et misère, les pouvoirs publics ont déserté progressivement de nombreux quartiers dans les années 90.
Rien d’étonnant à ce que de nombreux habitants des « quartiers » aient eu tendance à se replier sur les solidarités de famille ou communautaire. Il n’en a pas fallu plus pour que de nombreuses voix sans rien comprendre au phénomène clament que la république était menacée par le communautarisme…
On sait d’autre part que l’accès au travail, au logement, aux loisirs, outre les raisons économiques, est selon toutes les enquêtes plus difficiles pour les jeunes d’origine immigrés à cause de la discrimination au faciès ou au patronyme.
Tandis que les jeunes d’origine immigrés sont discriminés depuis des années, ont feint de ne pas...

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Réglementation REACH : la Vie ou l'argent

Le parlement Européen doit se prononcer, en première lecture, le 17 novembre prochain, sur une nouvelle législation européenne, dénommée REACH (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals) réglementant la production et l’utilisation des produits chimiques.

Les enjeux sont vitaux. Il ressort que 99 % des produits chimiques mis sur le marché, en volume, n’ont pas fait l’objet d’études suffisantes quant à leur toxicité pour l’être humain ! Nous sommes exposés quotidiennement à une large gamme de produits chimiques de synthèse, en particulier au travers de produits de consommation les plus banals. La littérature scientifique fait état d’innombrables études montrant les conséquences désastreuses sur l’être humain d’une exposition chronique aux produits chimiques, même à « faible » dose : cancers, malformations congénitales, maladies dégénératives du système nerveux, déficits immunitaires, maladies respiratoires, stérilités, dérèglements hormonaux … Pour ne citer qu’un seul exemple, rappelons le drame humain généré par l’amiante, avec ses 10 millions de morts à venir au niveau mondial !

Les exigences de la réglementation REACH ont été considérablement réduites sous la pression des industries chimiques européennes et américaines, avec la complicité honteuse de l’administration américaine et de divers chefs d’états ou de gouvernements européens, notamment Messieurs Chirac, Blair et Schröder. Tous les coups sont permis, depuis la menace de supprimer des emplois si la législation était adoptée jusqu’à l’engagement d’anciens agents de la CIA et du FBI pour espionner les organisations écologistes ! De tels actes sont criminels et sont le reflet d’attitudes néo-fascistes de la part d’une minorité, n’hésitant pas à sacrifier des vies humaines pour satisfaire ses intérêts particuliers.

Le Parti Humaniste exige un renforcement exemplaire de la réglementation...

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01.11.2005

Thank you, Rosa Parks

The following opinion column on the true story of Rosa Parks's activism was first printed in the Keene Sentinel on Tuesday, November 1, 2005. The Keene Sentinel grants full distribution or reprint rights to this piece as long as credit for first publication in the Sentinel is given. If you like this column, please forward it to your email contacts list, post it on listserves or blogs, or to reprint in organizational newsletters or other publications. I would love for this fuller story of her work to be more widely known.

Thank You, Rosa Parks

by Steve Chase*

Four years ago, I founded a one-of-a-kind master's program at Antioch New England Graduate School to train public interest advocates and grassroots organizers working for environmental protection, corporate accountability, and social justice. People have occasionally asked me what inspired me to dream up the Environmental Advocacy and Organizing program. My answer is always the same: Rosa Parks.

Parks, who died at home last week, became famous in 1955 when she refused to move to the back of a segregated bus for a white man. She was immediately arrested, and her act of defiance sparked the Montgomery Bus Boycott, which won the first major victory against legal segregation in the South and launched a national movement for civil rights.

People can usually see how Rosa Parks sparked my interest in nonviolent activism for the common good. What they don't get is how she inspired my interest in activist training and education.

Like most people, I used to think that Rosa Parks was just a tired, middle-aged seamstress who got fed up with the indignities of racism on the evening of December 1, 1955. However, when I was a teenager, an older Quaker activist told me the real story of Rosa Parks.

For starters, Parks was a seasoned activist, not a novice. She had been an active member of her local...

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