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Charte des Prix Nobel de Paix pour un monde Non violent
Qu’entendons-nous aujourd’hui par Humanisme Universaliste ? Silo
Islam et Nouvel Humanisme, Salvatore Puledda
Les valeurs du système et nos valeurs
Le Nouvel Humanisme, Salvatore Puledda
Lettres à mes amis, Silo - Avertissement
Lettres à mes amis, Silo - lettre 1
Lettres à mes amis, Silo - lettre 2
Lettres à mes amis, Silo - lettre 3
Lettres à mes amis, Silo - lettre 4
05.11.2009
Charte des Prix Nobel de Paix pour un monde Non violent
La Charte qui suit sera remise officiellement aux représentants de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non violence par les Prix Nobel de la Paix durant leur 10ème Sommet, à Berlin, le 11/11/2009, afin d'assurer sa plus grande diffusion. A cette occasion, Silo, en sa qualité de penseur du Nouvel Humanisme et inspirateur de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence sera invité à prendre la parole.
Le texte de la Charte est disponible en différentes langues sur le site de la Marche et sur celui du Sommet.
Ce document est le fruit de plusieurs années de travail des Prix Nobel de la Paix. En tant que "Première esquisse de la Charte pour un Monde Non-violent", ce document a été approuvé lors de la septième édition du Sommet. Par la suite, les Prix Nobel de la Paix ont travaillé ensemble sur les modifications introduites dans la Charte afin de composer le texte qui suit. La Charte a été officiellement approuvée par les Prix Nobel de la Paix lors de la huitième Édition du Sommet, puis validée lors du neuvième Sommet à Paris en décembre 2008.
L'organisation Sommet des Prix Nobel a adhéré à la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence qui, dans un engagement de réciprocité, se fait un plaisir de diffuser amplement cette Charte pour un Monde Non-violent.
Charte pour un Monde Non-violent
Aucun État ni individu ne peut être en sécurité dans l’incertitude. Les valeurs de la non-violence, dans les tentatives, dans les pensées et dans les pratiques, sont passées de l'alternative à la nécessité.
Nous sommes convaincus que le respect des principes de la non-violence initiera un ordre mondial...
12:50 Publié dans Nouvel Humanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : prix nobel, paix, non violence, charte
13.12.2005
Qu’entendons-nous aujourd’hui par Humanisme Universaliste ? Silo
Extrait de L'Humanisme dans différentes cultures
Communauté Emanu-El, Siège du judaïsme libéral en Argentine,
Buenos Aires, 24 novembre 1994.
Je remercie la communauté Emanu-El et le rabbin Sergio Bergman de me donner la possibilité de faire, ici et aujourd’hui, cet exposé. Je remercie de leur présence les membres de la communauté, les intervenants de ce cycle de conférences et, en général, les amis de l’humanisme.
Le titre de la présente dissertation affirme l’existence d’un humanisme universel mais cette affirmation doit, bien entendu, être démontrée. Pour cela, il faudra préciser ce que l’on entend par “humanisme”, étant donné qu’il n’existe pas de consensus général sur la signification de ce mot et que, d’autre part, il sera nécessaire de définir si “l’humanisme” est le propre d’un lieu, d’une culture, ou s’il appartient aux racines et au patrimoine de l’humanité toute entière. Il conviendra, pour commencer, de préciser l’intérêt que nous portons à ces questions, faute de quoi on pourrait penser que nous sommes simplement motivés par la curiosité historique ou par un type quelconque de trivialité culturelle. L’humanisme a, pour nous, non seulement le captivant mérite d’être histoire mais aussi projet d’un monde futur et outil d’action actuel.
Ce qui nous intéresse, c’est un humanisme capable de contribuer à l’amélioration de la vie, un humanisme capable de faire face à la discrimination, le fanatisme, l’exploitation et la violence. Dans un monde qui se globalise rapidement et qui montre des symptômes de choc entre cultures, ethnies et régions, il doit exister un humanisme universel, pluriel et convergent. Dans un monde où les pays, les institutions et les relations humaines se déstructurent, il doit exister un humanisme capable d’impulser la recomposition des...
12:00 Publié dans Nouvel Humanisme | Lien permanent | Envoyer cette note
15.11.1999
Islam et Nouvel Humanisme, Salvatore Puledda
Crise sociale et personnelle du moment actuel
propositions de l’Islam et propositions du Nouvel Humanisme
Centre Congrès de la Province de Milan
Je remercie le Centre des Cultures de Milan, Alien, et son président pour avoir organisé cet événement et Dr. Alì Abu Shwaima pour avoir exprimé d’une manière si claire la position de l’Islam sur la crise actuelle de la civilté. Je remercie tous les amis qui sont venus de l’Afrique et tout le monde qui est présent.
Je chercherai, pendant le temps que j’ai à disposition, de clarifier la position du Nouveau Humanisme, que je représente ici, sur quelques points fondamentaux. Je veux commencer avec l’ampleur et le sens de la crise personnelle et sociale que nous sommes en train de vivre, et nos propositions pour lui faire face. Ensuite, la conception de l’être humain que nous proposons, et à la fin, un sujet, central lui aussi, surtout dans le contexte de cette rencontre, c’est-à-dire notre position en face de la réligion et de la transcendance.
Mais avant de commencer l’exposition de ces thèmes, il me semble particulièrement important de clarifier ce que c’est pour nous cette rencontre avec des représentants officiels - de grande expérience et de profonde connaissance de la doctrine - d’une des plus grandes réligions du monde, l’Islam.
Notre mouvement est jeune, né dans un milieu culturel spécifique, le latin, et plus en particulière le latin-américain, mais qui a montré à partir du début une vraie vocation internationaliste, ou mieux, une claire épousse à surmonter sa particularité culturelle et à se diriger vers toute culture. Le Mouvement Humaniste pendant qu’il épanuait de son lieu d’origine, avant en Europe et aux Etats Unis et ensuite en Asie et Afrique, venait en contact et comprendait gens et associations de différentes cultures et réligions.
Ici l’on doit préciser tout de suite...
12:00 Publié dans Nouvel Humanisme | Lien permanent | Envoyer cette note
15.08.1999
Les valeurs du système et nos valeurs
1) L’obéissance
2) La valeur personnelle en fonction des choses que l’on possède
Ainsi l’obéissance aux indications du monde établi avec les années se grave à différents degrés et différentes nuances. Le concept d’autorité, ce qu’il faut faire et ne pas faire, la gamme des prestiges, les tabous, le courage, la beauté, etc… s’incorporent. Le point est : ne pas discuter et respecter.
Il est clair que nous renions tout cela dans notre concept de remise en question permanente du monde établi : le système.
Notre remise ne question n’est ni gratuite ni destructive : tout au contraire. Pour nous il s’agit de tout remettre en question de sorte que ce qui est valable persistera et ce qui est mensonger sombrera par l’attitude critique.
Nous constatons que beaucoup de valeurs, dépourvues de sens ou même préjudiciables pour l’être humain, se perpétuent par simple habitude ou formalité.
En ce qui concerne la valeur personnelle liée à ce que l’on possède et non à ce que l’on est, il s’agit d’une forme de « chosification » très forte qui s’incorpore depuis la petite enfance. Ainsi « avoir », « posséder » est une des valeurs maximum du système et pour les gens, tout le long de la vie, depuis l’enfance en passant par l’adolescence, l’age adulte, la vieillesse, se déroule une vie parsemée d’accumulations et de pertes, de succès et d’échecs, dans le sens de la possession.
Tout est objet de possession : les jouets, puis les biens, la connaissance, l’aspect physique, etc… Tout cela entraîne le blocage dans la communication humaine. De notre point de vue les objets sont des instruments, des outils, des moyens en général (plus précisément des prothèses). Ils n’ont aucune valeur en soi mais une valeur quant à leur usage. Cette valeur c’est la capacité de les...
12:00 Publié dans Nouvel Humanisme | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : non-violence active
29.05.1999
Le Nouvel Humanisme, Salvatore Puledda
Samedi 29 mai 1999,
Introduction
Bonsoir mesdames, mesdemoiselles, messieurs,
Je m’appelle Philippe Moal ; je suis membre du Mouvement humaniste et collaborateur des Éditions Références.
J’ai le plaisir et la chance de me trouver ici ce soir, dans ce lieu quasiment mythique, pour vous accueillir, vous remercier d’être là et faire une brève introduction à cette conférence intitulée : Le Nouvel Humanisme, que donnera dans un instant mon ami de longue date, Salvatore Pulleda. Je remercie Monsieur Georges Molinié, président de l’université Paris IV de nous avoir octroyé cet amphithéâtre, je remercie les personnalités, les institutions et maisons d’édition qui prennent un peu de leur temps pour cette soirée, je remercie les nombreux amis humanistes présent dans cet espace ainsi que toutes les personnes qui pour moi sont anonymes et qui se sont déplacées pour cet événement. je remercie particulièrement les personnes qui ont contribué à l’organisation de cette soirée et à la traduction du texte de la conférence. Et enfin je remercie Salvatore Puledda d’être venu spécialement de Rome pour donner cette conférence. Pour les aspects pratiques, je vous informe que la conférence sera traduite simultanément, de l’italien vers le français, par Daniela D’Aria, ici présente. La conférence durera environ 1H15, puis nous passerons aux questions que vous voudrez bien poser ; ensuite nous pourrons nous retrouver dans le hall jusqu'à 22 heures et pour ceux...
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13.01.1999
Lettres à mes amis, Silo - Avertissement
Ces Lettres à mes amis, présentées aujourd’hui sous forme de livre, furent publiées séparément au fur et à mesure que l’auteur les produisait. Presque trois ans se sont écoulés, de la première, écrite le 21/02/91, à la dixième et dernière, rédigée le 15/12/93. Durant cette période, des transformations globales importantes se sont produites dans presque tous les champs de l’activité humaine. Si la vitesse du changement continue d’augmenter comme ce fut le cas pendant cette période, un lecteur des prochaines décennies comprendra difficilement le contexte mondial auquel l’auteur fait constamment référence et, par conséquent, il ne saisira pas la plupart des idées exprimées dans ces écrits. Aussi faudra-t-il recommander aux hypothétiques lecteurs du futur d’avoir à portée de main un historique des événe ments de 1991 à 1994 et leur suggérer d’essayer de comprendre globalement le développement économique et technologique de l’époque, les famines et les conflits, la publicité et la mode. Il faudra leur demander d’écouter la musique, de regarder l’architecture, l’urbanisme, l’entassement dans les mégapoles, les migrations, la décomposition écologique et le mode de vie de ce curieux moment historique. Surtout, il faudra les prier de faire un effort pour percer les chamailleries des faiseurs d’opinion – philosophes, sociologues et psychologues – de cette étape cruelle et stupide. S’il est évident que dans ces Lettres on parle d’un certain présent, elles furent rédigées, sans aucun doute, en regardant depuis le futur et je crois que c’est seulement dans ce futur qu’elles pourront être confirmées ou réfutées.
Dans cette œuvre, il n’y a pas de plan général mais plutôt une série d’exposés de circonstance qui...
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10.01.1999
Lettres à mes amis, Silo - lettre 1
Chers amis,
Depuis longtemps je reçois une correspondance de différents pays me demandant d’expliquer ou de développer les thèmes de mes livres. En général, on me réclame des éclaircissements sur des sujets concrets, comme la violence, la politique, l’économie, l’écologie, les relations sociales et personnelles. Comme vous le voyez, les préoccupations sont nom breuses et variées et il est évident que c’est aux spécialistes d’apporter des réponses, ce qui, bien sûr, n’est pas mon cas.
Dans la mesure du possible, je vais tenter de ne pas répéter ce que j’ai écrit ailleurs et j’espère pouvoir esquisser en peu de lignes dans quelle situation générale nous vivons et les tendances les plus immédiates qui se profilent. En d’autres temps, le fil conducteur de ce type de description aurait été une certaine idée du “malaise de la culture”. Aujourd’hui, en revanche, nous parlerons de la transformation rapide qui affecte les économies, les mœurs, les idéologies et les croyances, et qui entraîne une certaine désorientation qui semble asphyxier les individus et les peuples.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais faire deux remarques : l’une sur ce monde qui n’est plus, et qui semble être considéré ici avec une certaine nostalgie, l’autre concernant le mode d’expression, où l’on pourrait voir une absence totale de nuances, une formulation primitive qui, en réalité, n’est pas énoncée de cette façon par ceux que nous critiquons. Je dirai que nous, qui croyons en l’évolution humaine, nous ne sommes pas déprimés par les changements ; nous désirons plutôt que l’accélération des événements augmente, tandis que simultanément, nous essayons de parfaire notre...
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09.01.1999
Lettres à mes amis, Silo - lettre 2
Chers amis,
Dans la lettre précédente, j’ai fait référence à la situation que nous vivons et à certaines tendances que les événements révèlent. J’en ai profité pour contester certaines propositions que les défenseurs de l’économie de marché nous présentent, comme s’il s’agissait de conditions inéluctables à tout progrès social. J’ai également mis en évidence la détérioration croissante de la solidarité et la crise de références, qui se vérifient actuellement. Enfin, j’ai esquissé certaines caractéristiques positives que l’on commence à observer dans ce que j’ai appelé “une sensibilité nouvelle, une nouvelle attitude morale et une nouvelle disposition tactique face à la vie”.
Certains correspondants m’ont exprimé leur désaccord sur le ton de ma lettre car il leur a semblé qu’elle traitait de choses trop graves pour se permettre d’ironiser. Mais ne dramatisons pas ! L’ensemble de preuves qu’apporte l’idéologie du néo-libéralisme, de l’économie sociale de marché et du Nouvel Ordre mondial est si inconsistant qu’il n’y a même pas à froncer les sourcils. Je veux dire que cette idéologie est morte dans ses fondements depuis très longtemps, et que bientôt surviendra la crise concrète, de surface, la seule qu’arrivent à percevoir ceux qui confondent le sens avec l’expression, le contenu avec la forme, le processus avec la conjoncture. De même que les idéologies du fascisme et du socialisme réel étaient mortes bien avant que ne se produise leur écroulement concret ultérieur, le désastre du système actuel ne surprendra les bien-pensants que plus tard. N’est-ce pas absolument ridicule ? C’est comme si on revoyait plusieurs fois le même mauvais film. Après plusieurs répétitions, nous ne faisons plus qu’observer les décors, le...
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08.01.1999
Lettres à mes amis, Silo - lettre 3
Chers amis,
J’espère que la présente lettre servira à ordonner et simplifier mes opinions à propos de la situation actuelle. Je voudrais aussi considérer certains aspects des relations entre individus, ainsi que des relations qu’ils ont avec le milieu social dans lequel ils vivent.
1. Le changement et la crise.
A cette époque de grand changement, les individus, les insti tutions et la société sont en crise. Le changement sera de plus en plus rapide de même que les crises individuelles, institution nelles et sociales. Cela annonce des perturbations que de grands ensembles humains n’assimileront peut-être pas.
2. Désorientation.
Les transformations qui se produisent prennent des directions inattendues, provoquant une désorientation générale face au futur et à ce que l’on doit faire dans le présent. En réalité, ce n’est pas le changement qui nous perturbe car nous voyons en lui de nombreux aspects positifs. Ce qui nous inquiète, c’est de ne pas savoir dans quelle direction va le changement et vers où orienter notre activité.
3. Crise dans la vie des personnes.
Les changements touchent l’économie, la technologie, la société, et agissent surtout sur nos vies : sur notre milieu familial et professionnel, sur nos relations d’amitié. Nos...
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07.01.1999
Lettres à mes amis, Silo - lettre 4
Chers amis,
Dans des lettres précédentes, j’ai donné mon opinion sur la société, les groupes humains et les individus, en rapport à cette phase de changement et de perte de références que nous vivons ; j’ai critiqué certaines tendances négatives dans le déroulement des événements et j’ai souligné les positions les plus connues de ceux qui prétendent répondre aux urgences du moment. Il est évident que toutes ces appréciations, bien ou mal formulées, sont mon propre point de vue, lui-même partant d’un ensemble d’idées qui lui servent de base. C’est certainement pour cela que des lettres m’ont suggéré de préciser “d’où” partent mes critiques et les développements de mes propositions. Après tout, on peut dire des choses avec plus ou moins d’originalité, comme c’est le cas des idées qui nous viennent quotidiennement et que nous ne prétendons pas justifier. Ces idées aujourd’hui peuvent être d’une sorte et demain à l’opposé, sans dépasser la futilité de l’évaluation au quotidien. C’est pourquoi, en général, nous croyons chaque jour de moins en moins aux opinions des autres et à nos propres opinions car nous considérons comme acquis qu’il s’agit d’appréciations conjoncturelles qui peuvent changer en quelques heures, comme les opportunités de la Bourse. Et s’il y a quelque chose de plus permanent dans les opinions c’est, dans tous les cas, ce qui est consacré par la mode et remplacé par la mode suivante. Je ne suis pas en train de défendre l’immobilisme en matière d’opinions mais plutôt de mettre en évidence leur manque de consistance ; il serait vraiment très intéressant que le changement se produise sur la base d’une logique interne et non selon le souffle des quatre vents. Mais qui peut supporter une logique interne à une époque où l’on se débat pour ne pas couler ! Maintenant, tout en...
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