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<title>Jaurès et Bolívar - podemos</title>
<description>Notes sur le Nouvel Humanisme -- ATTENTION nouvelle adresse : jaures-et-bolivar.org</description>
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<title>La nation humaine latino américaine face à la globalisation, Tomas Hirsch</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (jean)</author>
<category>PODEMOS</category>
<pubDate>Mon, 10 Apr 2006 18:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Introduction&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;p&gt;À l'époque où nous vivons, il est très difficile pour le citoyen ordinaire de se sentir acteur de changement dans les évènements sociaux. &quot;Dans quel costume ?&quot; se demande-t-il, se résignant à être le passager plus ou moins chanceux d'un bateau dont il ignore complètement l'itinéraire et la destination. Les urgences quotidiennes nous font souvent oublier que nous voyageons avec d'autres personnes vers &quot;quelque part&quot; et nous imaginons que demain sera la répétition sans fin de ce qui se passe aujourd'hui. Nous commençons à croire que le changement global est le résultat d'accumulations faites par des millions d'efforts individuels et nous cessons alors de nous préoccuper du destin collectif. Nous nous enfermons dans notre ruche pour jouer le rôle d'abeilles qu'ils nous ont assigné et ce avec plus ou moins de brio.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cependant, ne pas sentir la Terre tourner ne signifie pas qu'elle s'est arrêtée de tourner. Que nous le voulions ou pas, notre destin individuel dépend de celui du système dans lequel nous sommes inclus et non l'inverse. C'est comme si nous étions dans un train qui se dirigeait vers un précipice ; nous n'éviterons pas l'accident en changeant de sièges à l'intérieur du wagon. Nous devrions plutôt arrêter le convoi ou changer sa direction.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En tant qu'individu nous faisons partie d'une structure sociale majeure qui, étant en mouvement, est soumise à des transformations et à des changements que nous ne comprenons ni ne savons interpréter. L'unique évidence est que nous allons irrémédiablement là où elle va (de même que nos enfants et petits-enfants.). En prendre conscience nous amène à nous demander où cela nous conduit-il ? Vers une situation meilleure ou une situation pire ? Et si la direction est destructrice, comme semble l'indiquer notre expérience quotidienne, que peut-on faire pour la modifier ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il est difficile de répondre à ces questions. Aujourd'hui, plus que jamais - puisque le système dont nous faisons partie est global et non plus local - il ne s'agit pas d'un pays ou d'une région, mais du monde et cela semble un défi disproportionné pour un « pauvre mortel » qui voit sa vie également touchée, quel que soit le lieu où les choses arrivent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le fait que nous soyons un tant soit peu aveugles, ignorant certaines dimensions comme par exemple les aspects structurels ou de processus, ne signifie pas que cela a toujours été ainsi ; mais aujourd'hui, beaucoup de facteurs produisent cet aveuglement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Depuis toujours, les êtres humains ont tenté de comprendre les lois qui régissent l'Histoire afin de donner une direction intentionnelle et non accidentelle à ce processus. Cette compréhension est actuellement plus nécessaire que jamais, avant qu'il ne soit trop tard.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce n'est pas la première fois dans l'histoire, que l'être humain se trouve à la croisée des chemins. Cela lui est déjà arrivé de nombreuses fois. Cependant, aujourd'hui, la réponse ne viendra pas de leaders illuminés qui imposeront aux populations leur solution d'en haut. La réponse viendra des peuples réunis, car ce sont eux les véritables protagonistes de l'histoire. De nombreux indicateurs montrent que cela se produit déjà sous différentes latitudes et il est nécessaire d'être attentifs à ces signes avant-coureurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Notre intention est de contribuer à cette recherche en essayant d'amplifier la perspective par rapport au moment que nous vivons. Lorsque nous grimpons au sommet d'une montagne nous voyons mieux les choses et nous pouvons mettre en relation ce que nous étions incapables de percevoir d'en bas. Prendre du recul par rapport à ce moment historique peut nous aider à trouver plus rapidement les réponses que nous cherchons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;La globalisation, une impasse&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Le paradoxe du système&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Un fait singulier de notre histoire caractérise la crise actuelle : le monde, la société humaine, se dirigent vers un système unique et fermé. Plus d'une personne pourra se demander en quoi cela l’affecte personnellement. La dynamique structurelle de tout système fermé tend à se diriger vers chaque fois plus de désordre. Prétendre mettre de l’ordre dans ce désordre croissant, a pour unique effet de l’accélérer. Un individu qui voudrait s’isoler pour vivre en paix, ne pourrait donc échapper au chaos qui affecte la structure dont il fait partie &lt;sup&gt;&lt;a id=&quot;renvoi_01&quot; href=&quot;#note_01&quot; name=&quot;renvoi_01&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un centre impérial qui tente d’imposer un Ordre Nouveau mondial « disciplinant » les sociétés, afin qu’elles se soumettent à un modèle socioculturel unique, obtient exactement le contraire, comme on le constate tous les jours partout dans les médias: les différences s’accentuent et les conflits se polarisent. Une caractéristique particulière, inhérente au moment actuel, est que les conflits ne sont plus géopolitiques comme ceux de la Guerre Froide, mais culturels et ethniques. Rappelons-nous la guerre des Balkans et le conflit avec l’Islam, pour citer les plus importants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De nombreux indicateurs de ce « désordre » progressif, par simple inertie, pourraient tendre, dans le futur, à aller jusqu’à la décomposition totale du système. L'effondrement de l’Union Soviétique, il y a quelques années, n’est pas une victoire du capitalisme, comme le présentent les défenseurs de ce modèle qui ont tout intérêt à le voir ainsi. Peut-être s'agit-il d'une anticipation de ce qui leur arrivera aussi dans un futur proche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comme on le voit, à ce stade, il ne s’agit plus de bonne ou mauvaise volonté d’individus et de peuples mais d’une mécanique qui, à un moment donné, a été mise en marche par une minorité irresponsable, abusant du pouvoir arbitraire qu’elle détenait. Cette mécanique se poursuit, par inertie, sans que les êtres humains qui en font partie puissent la modifier. Le problème ne réside pas dans les contenus mais dans le « contenant », d'autant plus si c'est le seul à exister. Nous disons que même en s'efforçant de résoudre les graves problèmes sociaux et humains qui subsistent dans le monde et dans notre propre société, rien ne sera possible si nous &quot;n’ouvrons pas le système&quot;&lt;sup&gt;&lt;a id=&quot;renvoi_02&quot; href=&quot;#note_02&quot; name=&quot;renvoi_02&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Mais l’ouvrir sur quoi, s’il n’y a pas autre chose ? C'est le problème.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Soulignons que lorsque ce même processus s’est produit dans des cultures et des civilisations passées, il ne s’agissait pas d’empires mondiaux. Cela veut dire que les tentatives hégémoniques étaient limitées et, de ce fait, le potentiel de diversités était préservé dans les périphéries les plus éloignées de ces empires. Ces réserves furent le germe de nouvelles civilisations qui remplacèrent la culture dominante, quand celle–ci connut sa décadence.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aujourd’hui préserver cette diversité est beaucoup plus difficile car le processus est global. C’est donc encore plus nécessaire pour cette raison. Sinon, d’où sortiront les alternatives qui remplaceront la culture dominante qui a commencé à décliner de façon accélérée. De ce point de vue, la préservation de la diversité culturelle n’est pas un rêve nostalgique, du &quot;folklore ethnique&quot;, mais une nécessité historique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;La globalisation et ses conséquences.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; L’étymologie du mot “homogénéité” veut dire quasiment “gène identique”. Peut-on imaginer la nature misant sur une seule espèce, une forme de vie unique ? Si le processus évolutif s’était donné de cette façon, la vie n’aurait pas duré longtemps sur la surface de la terre et l’espèce humaine n’aurait jamais existé. La vie, dans son déploiement incessant d’adaptation croissante au milieu, s’appuie sur la diversité, s’assurant que quelques-unes des infinies réponses adaptatives qu’elle donne, aient du succès et progressent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Donc, nous, les êtres humains, poussés par la stupidité pathologique de nos leaders actuels, nous faisons exactement le contraire : nous parions sur l’homogénéisation, sur un style de vie unique, sur une seule réponse d’adaptation que l’on a essayé de généraliser de force sur toute la planète. C’est cela la Globalisation. Si elle échoue, avons-nous un plan B ? se demandera n’importe quelle personne ayant plus de sens commun que ceux qui nous dirigent. Actuellement, il n'y a pas de réponse ; cette alternative n’existe pas ; ou, pour ne pas être pessimiste, elle existe mais elle est faiblement socialisée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce modèle commença avec le surgissement du Capitalisme, renforcé par la Révolution Industrielle. A partir de là, nous avons assisté à la naissance et à l’expansion d’une bourgeoisie chaque fois plus puissante, qui a lutté pour s’approprier le monde. Ce processus est passé par diverses étapes pour arriver au moment actuel dans lequel la concentration du pouvoir financier a anéanti l’industrie, le commerce, la politique, les pays et les individus. Etant arrivé à l’étape de système fermé, nous ne voyons pas d’autre alternative que l’augmentation de l’entropie, jusqu’à sa totale déstructuration.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous voyons déjà comment le capital financier international tend à homogénéiser l’économie, le Droit, les communications, les valeurs, les langues, les us et coutumes. Tandis qu’en haut, un monstrueux para Etat&lt;sup&gt;&lt;a id=&quot;renvoi_03&quot; href=&quot;#note_03&quot; name=&quot;renvoi_03&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; se consolide, tentant de tout contrôler, en bas, le tissu social continue son processus inexorable de décomposition. Ces tendances contradictoires vont s’accentuer jusqu’à ce que le vieil espoir de tout uniformiser dans les mains d’un même pouvoir, ne s’évanouisse pour toujours.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce qui arrive ensuite est la même chose que ce que nous avons vu lors de décadences des autres civilisations, avec la différence que dans ce système mondial fermé il n’existent pas d’autres expressions humaines pouvant remplacer ce qui s’écroule. Nous pouvons seulement espérer un long et obscur moyen âge mondial. A moins que…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;L’ouverture d’un système fermé : du “mono” au “multi”&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; La tendance à tout uniformiser semble être caractéristique des deux ou trois derniers siècles de notre histoire. Si nous ne nous étions pas uniformisés par “la droite”, comme c'est le cas aujourd’hui, nous l’aurions fait par “la gauche”, puisque les socialismes réels avaient une compulsion très proche. Quand Mao lança sa révolution culturelle, il dit : “que fleurissent mille fleurs”; le slogan sonnait bien, mais ils se chargèrent ensuite de préciser que toutes les fleurs devaient être égales. Les totalitarismes sont mauvais pour les individus parce qu’ils restreignent ou annulent leur liberté par la force. Mais quand un totalitarisme s’impose sur toute l’espèce humaine, comme cela se produit avec la Globalisation, alors le désastre est majeur parce qu'il nous laisse sans autres options de réponse.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La question qui apparaît face au dilemme posé est : vers quoi peut s’ouvrir un système fermé, s’il est unique ? La réponse possible est un peu étrange : vers le dedans, vers l’intérieur, vers sa propre diversité. Heureusement, nous, les êtres humains, ne sommes pas seulement des conditions objectives, mais essentiellement une subjectivité qui varie d’un individu à l'autre, en un merveilleux déploiement multicolore. Ce jardin infini qui constitue l’intention humaine se manifestant dans le monde est la principale réserve de diversité que nous ayons pour trouver une issue face aux chemins qui ressemblent à des impasses. Les peuples de diverses latitudes semblent le deviner : nous sommes en train de passer de l’unique au multiple, en dépit de &quot;ces messieurs&quot; au pouvoir&lt;sup&gt;&lt;a id=&quot;renvoi_04&quot; href=&quot;#note_04&quot; name=&quot;renvoi_04&quot;&gt;[4]&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans ce nouveau cadre contextuel qui commence à surgir, la diversité est non seulement tolérée mais elle est aussi valorisée, parce qu’elle contient le germe du futur. L’axe de ce nouveau paradigme n’est déjà plus l’économique, mais le culturel, considéré comme culture la diversité des styles de vie, de relation et de production, qui sont proposés en remplacement du modèle unique central. Dans cette perspective, l’économique est une partie de la culture et non l’inverse, comme l'affirme aujourd’hui « l'économicisme » régnant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De toutes parts, l’intérêt pour l’authentiquement humain commence à remplacer les intérêts de cette force abstraite, uniformisante et inhumaine qu’est l’argent. Par conséquent, les transformations sociales et économiques urgentes requises, doivent s’orienter à empêcher toute forme de concentration du pouvoir qui inhibe ou réprime l’expression de cette diversité. C’est dans cette direction que s’inscrivent à titre d’exemple, le dépassement de la démocratie représentative par la démocratie plébiscitaire, la régionalisation effective et l’entreprise propriété de ses travailleurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les véritables artistes s’avancent vers le futur. Quand les avant-gardistes des débuts du XXème siècle dirent “l’art ne sert pas à copier la réalité externe, mais à créer de nouvelles réalités”, ils exprimèrent une grande vérité. Les surréalistes proclamaient : &quot;Il y a d’autres mondes mais ils sont dans celui-ci” ; le poète chilien Vicente Huidobro proposait à ses pairs qu’ils ne chantent pas la rose mais qu’ils la fassent fleurir dans leurs poèmes. En d’autres termes, ils valorisaient plus la dimension subjective et créatrice de l’être humain que sa réalité concrète, soit exactement l'opposé de ce que soutient l’actuelle culture matérialiste qui a essayé de s’imposer. Un siècle après, on commence à réaliser, timidement, le rêve de ces visionnaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Le projet des peuples&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; La mondialisation est une ancienne aspiration humaine qui prend forme aujourd'hui grâce à l’énorme développement des technologies de communication. Celles-ci connectent tous les points de la planète, instantanément. La Globalisation, par contre, est le projet d’une minorité économique puissante qui se greffe sur cette tendance mondialisatrice, comme un parasite, et qui utilise les moyens de communication pour diffuser ses paradigmes (modèles). Par son nom même se révèle l’emphase territoriale et géopolitique de ses propositions (le globe terrestre), très loin des réelles préoccupations humaines.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il conviendrait d’espérer que ces modèles, propagés au fruit de tant de travail, rendraient compte d’un être humain plus évolué mais, malheureusement, il n’en est pas ainsi. Bien au contraire, il s’agit d’un saut en arrière : de l’homo sapiens nous régresserions à l’homo economicus ou, pire encore, à l’homo materialis. C’est-à-dire que nous redeviendrions de vulgaires animaux de proie, comme il y a trois millions d’années, aux débuts de l’espèce humaine, mais avec juste quelques outils plus destructifs que les haches de silex.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ils ont été sur le point d’y parvenir, mais il semble que les peuples sont en train de réagir. La discussion finale sera alors de savoir si nous voulons le darwinisme pour réguler les sociétés humaines ou si nous voulons autre chose. La lutte se livrera entre naturalisation et humanisation, entre être humain objet ou sujet, passif ou actif, mécanique ou intentionnel. Rien de nouveau, toujours le même thème : ce qui est naturel contre ce qui est humain.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si la Globalisation est le projet des coupoles, qui heureusement semble échouer, le projet des peuples en est un autre très différent, bien qu’il ait aussi une portée mondiale : les peuples aspirent à construire la Nation Humaine Universelle, qui repose sur la confédération des nations, multiethniques, multiculturelles, multiconfessionnelles. Il s’agit, en définitive, de la convergence de la diversité humaine. Même si les manipulateurs, à la solde des coupoles, veulent les assimiler, ce sont des projets antinomiques. Alors que les coupoles s’attaquent au “globe” et promeuvent ou imposent par la force l’homogénéisation qui –croient-ils illusoirement – leur permettra de tout contrôler, les peuples, avec leur sensibilité, rassemblent les véritables aspirations humaines et parient avec sagesse sur la diversité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’intégration, quel que soit le niveau dans lequel elle se manifeste (national, régional ou mondial), ne peut se construire qu’à partir du respect et de la valorisation des différences. Essayer d’uniformiser les différences n’est pas seulement une erreur historique, comme nous l’avons exposé, mais c’est aussi un pas certain et rapide vers l’effet contraire : la désintégration. Face à une action, la réaction qui en résulte est proportionnelle. Donc, dans la mesure où cette force augmente, les séparatismes, les luttes ethniques et les guerres civiles vont se multiplier, ainsi que toutes ces réactions des peuples quand ils se sentent écrasés ou niés dans leur identité par un super-pouvoir arbitraire. Ainsi, les deux tendances opposées sont nettement profilées : intégrer la diversité culturelle et ethnique impliquera de résoudre de difficiles problèmes, mais c’est un chemin évolutif, ascendant, libérateur ; par contre, prétendre uniformiser le multiple pour le contrôler est une direction involutive, arbitraire et inévitablement violente.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le Document Humaniste&lt;sup&gt;&lt;a id=&quot;renvoi_05&quot; href=&quot;#note_05&quot; name=&quot;renvoi_05&quot;&gt;[5]&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; proclame : “les humanistes aspirent à un monde non pas uniforme mais multiple : multiple par ses ethnies, ses langues et ses coutumes; multiple par ses localités, régions et provinces autonomes ; multiple par ses idées et ses aspirations ; multiple par ses croyances, son athéisme et sa religiosité ; multiple dans les formes de travail ; multiple dans la créativité.”&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est ce monde qui commence à émerger, à l’aube du XXIème siècle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Où se trouve le neuf ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Quelque chose de nouveau se produit dans les têtes des habitants d’Amérique. Quelque chose de nouveau semble imprégner l’atmosphère sociale. Il ne s’agit pas du paysage urbain avec les méga autoroutes, les péages, les centres commerciaux, les téléphones mobiles, la communication instantanée ; il ne s’agit pas non plus des difficultés pour survivre dans le monde actuel dans lequel tout, absolument tout, est basé sur l’argent. Nous voyons plutôt apparaître les tentatives des peuples pour trouver une issue au moment très angoissant dans lequel vivent les sociétés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au-delà des réussites ou erreurs possibles dans les réponses, une recherche a surgi pour rencontrer un chemin permettant de sortir de la violence et de la discrimination, expérimentées quotidiennement. Il ne s’agit ni d'une continuité de « l'économicisme » (dans sa forme néolibérale actuelle), ni d’une révolution classique. Les peuples manifestent une recherche plus profonde qui puisse enrayer ce qui les opprime et les asphyxie, même s’ils ne savent pas exactement ce que c’est.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La révolution bolivarienne au Venezuela, impulsée par Hugo Chavez, a été soutenue, d'élection en élection, par les citoyens qui se sont mobilisés pour empêcher le coup d’Etat. Le Venezuela a utilisé son pétrole pour financer des campagnes de santé gigantesques pour son peuple et les a étendues à des centaines de milliers de latino américains. Le Venezuela s’est préoccupé de rompre les monopoles d’information et s’est solidarisé avec les peuples affectés par les catastrophes naturelles. De son côté, l’opposition s’est récemment retirée du processus démocratique, mettant en évidence la maladresse avec laquelle elle prétend reprendre le pouvoir. Les bases militaires des Etats-Unis, placées aux frontières du Venezuela, de la Colombie et de l'Equateur, ne sont là pour freiner ni les FARC, ni les trafiquants de drogues. Leur but est d’empêcher la rencontre de ces trois pays et de leur rendre difficile l’intégration, qui représente le chemin pour obtenir la paix et la démilitarisation de la zone.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En Bolivie, Evo Morales ouvre le gouvernement au monde paysan et indien. L’Amérique latine a senti la secousse du tremblement culturel qui la traverse. Evo assume la présidence à la Porte du Soleil, vêtu de l’unku, le manteau utilisé par les anciens prêtres de Tiwanaku à l’époque impérialeil y a 1.000 ans et du chuku, le chapeau à quatre pointes qui représentent les quatre points cardinaux et les couches écologiques du pays. Là-bas flamboie la wipala, avec les couleurs de l’arc-en-ciel ou le cuichi, officialisé en 1975 comme drapeau du Tahuantinsuyo. Un leader émerge du cœur de son peuple, portant un sceptre composé de deux têtes de condors remises par les amautas, les sages ou les prêtres de son peuple, aujourd’hui appelés de différentes façons (chamans, yachacs, kallawayas, guérisseurs, etc.), afin de représenter les 36 nationalités qui composent le peuple bolivien. Unissant les signes symboliques ancestraux aux nécessités de l’époque, Evo a su les adapter en se référant à la zone Est et Ouest du pays, là où les conflits ancestraux entre les Collas de l’altiplano et les Cambas de Santa Cruz existent encore. C'est peut-être la même recherche d’unité qui inspire en ce moment tous les peuples du continent&lt;sup&gt;&lt;a id=&quot;renvoi_06&quot; href=&quot;#note_06&quot; name=&quot;renvoi_06&quot;&gt;[6]&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Le programme lancé par Evo pour la Bolivie peut être inspirateur pour les mouvements sociaux de la région : nationalisation des ressources naturelles, investissements étrangers en tant qu'associés et non en tant que propriétaires, contrôle de la mer par les Boliviens, ainsi qu’une nouvelle Constitution qui renforce la démocratie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Plus au Sud, dans un pays phare pour l’Amérique latine, à cause de l'application du néolibéralisme qu'il a mis en œuvre avec un fondamentalisme sans égal, on élira pour la première fois une femme, censée conduire le destin de la Nation. Michelle Bachelet, mère célibataire, divorcée et athée, est une femme qui rompt avec les valeurs imposées par le super conservatisme de ce pays.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lula, du Brésil, issu du milieu ouvrier et Kirchner, d’Argentine, montrent tous les deux des signes d’indépendance, se débarrassant du FMI en s’acquittant de la totalité de la dette extérieure, mettant ainsi fin aux interventions dans la politique intérieure de leur pays respectif. Le cas du Front Ample en Uruguay montre les mêmes signes d’un nouveau phénomène culturel et politique naissant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais en quoi consiste le neuf ? Ce n’est certainement pas le triomphe provisoire de la démocratie sociale et avec elle l’instauration définitive du néolibéralisme. Cette première lecture est très grossière et ne met pas en relief le phénomène culturel qui est en train d’apparaître. Au contraire, nous assistons à un changement culturel impressionnant, à un nouveau sentiment qui émerge et qui cherche à se concrétiser dans le paysage social. Plus rien n’est comme avant. Le changement, venu de l'intérieur, de la sensibilité des peuples, trouvera sa forme d'expression sociale et politique. Ce sont les peuples qui élisent ces gouvernants qui rompent avec les paramètres homogènes de la globalisation ; ce sont les peuples qui portent le &quot;différent&quot;, ce sont eux qui se sont ouverts à de nouvelles réponses et à de nouveaux risques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;L’affirmation de la diversité&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Le projet de globalisation qui est fondamentalement économique et qui régule le comportement social, se confronte à la réaction du &quot;différent&quot; et de la diversité. Même quand la Globalisation accepte le folklore et exhibe ses représentants femmes, jeunes, ou provenant d'ethnies, elle ne peut cacher que c’est l’argent et la consommation qui donne homogénéité à la population. Ayant transformé les nécessités de base liées à la santé, à l'éducation, à l'eau, à l'électricité et à la communication, en biens de consommation, elle ne satisfait ces besoins que si on les paye. Ce même pouvoir global, au travers des promesses de progrès économiques, orientera le pouvoir politique local afin de favoriser son action, au détriment des nécessités des habitants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Néanmoins, la Globalisation se greffe sur un autre processus qui, lui, est véritablement important. Il s’agit d’une aspiration humaine orientée vers la rencontre entre cultures, vers la paix et un destin commun, vers le dépassement de la violence, de l’injustice, de la douleur et de la souffrance&lt;sup&gt;&lt;a id=&quot;renvoi_07&quot; href=&quot;#note_07&quot; name=&quot;renvoi_07&quot;&gt;[7]&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. L’impulsion pour une humanité réunie, connectée et en communication, dirigée vers une nouvelle civilisation planétaire, existe à l’intérieur de chacun de nous. Nous ne sommes pas ici pour devenir des forces de travail semi-robotiques ou des moitiés d'esclaves, afin de satisfaire les ambitions d’un pouvoir central uniformisant, mais pour élever la condition humaine, pour que prolifère la multiplicité, pour expérimenter le contact avec la diversité, la totale diversité qui, cependant, pour moi est un pair, un frère, un égal.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une culture matérialiste qui surgit conjoncturellement à un moment de l’histoire, ne représente qu’un instant néfaste à l’intérieur d’un processus social merveilleux. Plus tard, nous reconnaîtrons que ce moment contribua à développer des procédés technologiques afin que les peuples communiquent. Il n’a pas seulement facilité la technologie, il a aussi créé les conditions qui ont impulsé de grands ensembles humains à émigrer et à se déplacer à travers la planète, au-delà des frontières, permettant ainsi la rencontre de peuples de tous les coins de la terre, de toutes races, de toutes nations, dans toutes les langues. Ainsi, nous dirons dans les futures décennies qu’une fois de plus l’être humain s’est ouvert le chemin et s’est libéré d’un pouvoir globalisateur qui menaçait de le réduire à l’esclavage.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aujourd’hui nous ne pouvons pas dire que cette globalisation se trouve centrée aux Etats-Unis. Le modèle &quot;économiciste&quot; et uniformisant de ce processus se trouve aussi en Europe, en Russie, en Chine et en Inde, centres de pouvoir qui rivaliseront pour obtenir l’hégémonie mondiale. Tant mieux si pendant ce temps là nous réussissons à lancer un nouveau projet capable de canaliser la réaction de la diversité et de produire sa convergence.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Affirmer la diversité, au-delà de son contenu poétique, signifie donner possibilité d’élaborer du neuf. Il n'existe pas d’autre moyen d’affirmer cette diversité que de la traduire en modèles et en politiques concrètes dans lesquelles elle puisse s’exprimer. La lutte pour la démocratie a du sens si cette démocratie ouvre des espaces à la diversité. Les « démocraties » de la globalisation ne le permettent pas ; en réalité, ce sont des dictatures déguisées en démocraties où les libertés sont subordonnées au contrôle économique. Celui-ci s'acquiert en donnant à l’argent et au capital une valeur disproportionnée. On considère que l’argent est le principal facteur économique, alors que la valeur du travail est niée. Si on possède l’argent, toutes les portes s’ouvrent, mais pour un travailleur qui vit de son salaire, toutes les portes sont fermées. De plus, celui qui vit du salaire est constamment menacé par le licenciement et le chômage.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Affirmer la diversité, c’est ouvrir des espaces de décisions à ceux qui, jour après jour, se heurtent aux obstacles. Cela ne peut rester à l'état de discours, sinon devenir la conviction que seule l’affirmation de la diversité peut sortir les sociétés de l’enlisement. Ouvrir les espaces aux ethnies, aux femmes et aux jeunes est une nécessité parce que de là surgiront les réponses aux interrogations de ce moment historique. Alors que le « globalisant » porte la marque du machisme, le futur, lui, dépend des femmes, qui incarnent chaque fois plus le facteur transformateur. Alors que le « globalisant » nie les ethnies, c’est pourtant ce phénomène culturel qui ouvrira le futur. Alors que le « globalisant » écrase et endort les jeunes générations, c’est par leur participation que les réponses surgiront au dilemme que traverse l’humanité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le modèle de la Globalisation s’impose à partir d'un centre de pouvoir constitué d'Etats nationaux. Ceux-ci, à leur tour, imposent le même modèle homogénéisateur aux provinces et aux communes. Les communes cherchent à homogénéiser les organisations sociales et celles-ci font de même avec les gens. Le modèle Globalisateur est davantage qu'un type de gouvernement: c’est une mentalité, un mode de relation qui nie l’autre, qui nie la diversité. A mesure que l’on comprendra qu’il n’y a pas d'issue par cette voie et que l’unique possibilité se trouve précisément dans l’autre, dans le différent, cette mentalité reculera.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La mentalité uniformisante empreigne nos relations affectives et génère une atmosphère de cruauté. Cette négation de la diversité produit une réaction violente. L’idéologie de la globalisation nous dit le contraire et ainsi favorise les nouveaux fascismes, exacerbant la violence, car c’est l’unique méthode par laquelle elle peut avancer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Affirmer la diversité, c’est lutter pour transformer les structures sociales qui empêchent son expression. La diversité peut se manifester en approfondissant la démocratie, en s'ouvrant à la diversité des modèles économiques dans lesquels la valeur travail équivaut à celle du capital. en assurant à chaque individu l’éducation, la santé, la retraite, quelles que soient ses origines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;La convergence de la diversité&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Plus la globalisation avance, concentrant le pouvoir et la richesse, plus les réseaux sociaux se désarticulent et les diversités s'atomisent chaque fois plus, déstructurant ainsi la base sociale. Les pouvoirs globaux n'en sont pas affectés, car l'atomisation de la société facilite leur contrôle et leur domination, au moins momentanément. De même que le renforcement de la diversité dynamise la société et fait renaître la créativité pour résoudre les nécessités imposées par le moment historique, de même, si cette diversité ne trouve pas le moyen de converger et de se complémenter, l'atomisation progressive aboutira à une situation chaotique générale. Dans ce contexte, on cherchera à freiner le chaos par la force brutale, mais cela ne fera qu'augmenter la vélocité du désordre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La diversité a de la force lorsqu'elle arrive à converger ; mais comment peut converger ce qui ne cherche qu'à s'affirmer soi-même ? C'est la propre pression exercée par le système globalisateur, la situation de violence et de déshumanisation grandissante qu'il génère, qui permet que surgisse une nouvelle tentative pour humaniser la société. Il s'agit d'un projet commun qui commence à s'ébaucher dans différents milieux et à caresser les multitudes. Il s'agit d'un sentiment et d'une intuition, avant même d'être formulé comme une idéologie ou un programme. Au milieu de la tourmente, lorsque l'on ne rencontre plus de réponses, ni dans les choses connues ni en soi-même, « quelque chose de nouveau » s'insinue pour guider l’humanité à bon port. Il s'agit du projet commun de la diversité. Comme nous l'avons dit auparavant, c'est un projet opposé à la Globalisation parce qu'il affirme l'individu mais pas l'individualisme ; parce qu'il affirme le national mais pas le nationalisme ; parce qu'il affirme la racine culturelle des peuples mais pas la violence enracinée en eux ; parce qu'il affirme la femme mais aussi l'homme ; parce qu'il affirme le jeune mais valorise aussi les anciens. Il s'agit d'un projet où la valeur porte sur la diversité, sur le distinct.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pendant que les Etats Unis, dans un pathétique rôle de super héros caricatural, continuent à pousser le monde vers le choc culturel, vers la dictature du capital, vers la menace nucléaire et le débordement terroriste, l'Amérique latine est peut-être l'endroit de la planète où est en train de naître l'alternative à la Globalisation. L'Europe, la Chine, l'Inde, la Russie, qui se sont adaptés au modèle, sont aujourd'hui en compétition pour l'hégémonie mondiale. Au milieu de ce panorama convulsif, l'Amérique latine semble prendre conscience de sa culture, de sa diversité, semble prendre conscience d'être une synthèse historique de peuples et de cultures du monde. L'Amérique latine prend conscience de la valeur de ses habitants et de ses peuples, de la valeur de ses ressources naturelles et énergétiques ; elle prend conscience de la nécessité de s'unir pour produire un saut dans son histoire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le modèle globalisateur cherche aussi à s'implanter sur ce continent au travers des Traités de Libre Commerce (TLC) et de l'Aire de Libre Commerce des Amériques (ALCA). Il cherche à produire une pseudo intégration régionale, basée sur des critères économiques, en homogénéisant le comportement des diversités sociales, imposant un système dont la valeur centrale est l'argent. Mais il rencontre des problèmes, il se trouve face à un phénomène culturel qui commence à s'exprimer, un phénomène générique qui commence à toucher le centre social et un phénomène générationnel qui fait le vide à ses propositions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En Amérique latine on entre aperçoit une possibilité. Il existe un espace pour élaborer un projet latino-américain qui se démarque du modèle globalisateur et qui propose quelque chose de véritablement nouveau, pouvant servir de ciment à une civilisation planétaire. Le vent des Andes, la chaleur de l'Amazonie et la brise des Océans que l'on y rencontre dissolvent les différences, les disputes et les petitesses, pour converger en un projet essentiel : construire la Nation Humaine Latino-américaine qui, une fois créée, sera l'avant garde de la future Nation Humaine Universelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Une Nation Humaine Latino-américaine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Il arrive fréquemment que l'on confonde la Nation avec l'Etat, alors que ce sont des concepts et des mises en place très différents. La Nation est un projet dans lequel confluent différents peuples et différentes cultures contribuant au projet majeur, sans perdre pour autant leur identité et leur particularité. L'Etat est un mode transitoire d'organisation des sociétés, qui concentre et monopolise le pouvoir. Actuellement, il perd sa souveraineté au profit des pouvoirs financiers transnationaux. La Nation, par contre, est un projet lancé vers le futur, une réponse culturelle élaborée par un ensemble humain, afin de satisfaire les nécessités et afin de dépasser la douleur et la souffrance. Le projet de Nation peut surgir à un moment historique, se développer et atteindre sa plénitude ou bien stagner dans sa tentative et disparaître. Mais il peut aussi se développer et se transformer pour accomplir l'un des sens de la vie humaine, notamment de constituer la Nation humaine universelle&lt;sup&gt;&lt;a id=&quot;renvoi_08&quot; href=&quot;#note_08&quot; name=&quot;renvoi_08&quot;&gt;[8]&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La construction de Nations est une tentative qui n'a rien d'étrange ; c'est le cas des Etats-Unis et plus récemment de l'Europe. Le premier l’a payé avec une guerre civile et le second avec deux guerres mondiales. Toujours est-il que ces modèles ont prit le caractère concentrateur de la globalisation. Dans ce contexte, l'Amérique latine sera coincée par l'intégration projetée par les pouvoirs économiques globaux qui l'entraînera vers des contradictions insupportables : la pauvreté de ses habitants et la destruction de son milieu ambiant, avec l'usurpation de ses matières premières et énergétiques. Les populations commenceront à avoir la sensation d'être aux ordres des transnationales, qui, tous les mois, leur feront payer l'eau, l'électricité, le téléphone, le gaz, les canalisations d'eau insalubre, la TV, les assurances, les déplacements par les routes et les villes, etc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La globalisation économique ne prend en considération, ni la réaction des cultures, ni les diversités, alors que celles-ci cherchent à s'affirmer. Elle ne prend pas en considération le choc avec l'Islam qui a fait reculer le monde à l'ère de la bombe atomique et ne prend pas en considération le phénomène culturel qui se réveillera en Amérique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aujourd'hui, le paysage de l'Amérique latine est constitué de multiples paysages, d'un regard constitué de multiples regards, qui, tantôt s'unissent, tantôt se séparent. C’est le point de rencontre entre ceux de l’intérieur et ceux de l’extérieur : les ethnies indigènes et les migrations d'européens, d'asiatiques et d'africains. Là convergent &quot;tous les sangs&quot;, multiples regards qui doivent commencer à se reconnaître et à se rencontrer. Chaque latino-américain est un visage aux multiples visages. Chaque culture représente l'image unique et diverse de l'essence humaine ; chacune est faite de dépassements de la douleur et de la souffrance, dans sa biographie et son histoire. Chacun des peuples de l'Amérique latine, qu'il soit originaire du lieu, européen, africain ou asiatique, se mélange aux autres avec une profonde impulsion de libération. Chacun traduit cette impulsion et son humanisme par ses chants, ses coutumes, sa religiosité. Mettre en avant l'attitude humaniste et les meilleures vertus, traduites dans la langue propre à chaque peuple, est le sens du mouvement culturel qui créera l'identité d'Amérique&lt;sup&gt;&lt;a id=&quot;renvoi_09&quot; href=&quot;#note_09&quot; name=&quot;renvoi_09&quot;&gt;[9]&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Vers une Confédération de Nations&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; On peut avancer jusqu'à parvenir à la construction d'une nation humaine latino-américaine, si c'est la volonté des peuples. Cette volonté s'exprime par une démocratie réelle dans laquelle toutes les diversités ont un espace et le pouvoir de décision. De cette façon, on ira vers une fédération régionale, dans laquelle le pouvoir de décision sera dans les localités et non dans une superstructure régionale.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une première étape, pour avancer vers l'intégration des peuples, doit considérer :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;blockquote&gt;1.La résolution de tous les conflits historiques entre les pays.&lt;br /&gt; 2.Le désarmement progressif et proportionnel dans tous les pays de la région, dédiant les ressources à la santé et à l'éducation.&lt;br /&gt; 3.La libre circulation des personnes dans les pays de la région.&lt;br /&gt; 4.La récupération des ressources naturelles, minières, de la pêche, des forêts et énergétiques.&lt;br /&gt; 5.Des accords d'intégration économique qui favorisent le développement de la moyenne et petite entreprise.&lt;br /&gt; 6.La démocratie directe et plébiscitaire.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt; Au cours du Forum Humaniste Latino-américain, qui se réalisera à Quito, en octobre 2006, se réuniront les courants humanistes de toute l'Amérique, afin d'avancer dans la construction d'un mouvement social, politique et culturel latino-américain. Ce mouvement impulsera la rencontre des peuples, des cultures, des organisations sociales, politiques et culturelles ; il convoquera toute organisation sensible au thème de la discrimination exercée par les pouvoirs de la globalisation ; et pour les partis adhérents au Forum, il élaborera une plate-forme politique comprenant ces 6 points. Nous vivons des moments de changement, d'opportunités et de futur, mais la direction du changement dépendra de la force que prendra le mouvement social latino-américain. Nous nous rencontrerons là-bas pour former et fortifier les réseaux sociaux, culturels et politiques qui existent dans les pays du continent.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Une nouvelle spiritualité&lt;/b&gt;&lt;sup&gt;&lt;a id=&quot;renvoi_10&quot; href=&quot;#note_10&quot; name=&quot;renvoi_10&quot;&gt;[10]&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;br /&gt; Une force intérieure est en train de se réveiller dans les peuples d’Amérique. Cette force intérieure nous impulse vers la justice, vers la réconciliation et vers la recherche du sacré dans la profondeur de la conscience.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette force intérieure nous amène à considérer l’être humain comme la valeur suprême, au-dessus de l’argent, de l’Etat, de la religion, des modèles et des systèmes sociaux ; elle nous amène à impulser la liberté de pensée, à promouvoir l’égalité des droits et des opportunités pour tous les êtres humains, à encourager la diversité des coutumes et des cultures, à nous opposer à toute discrimination, à rejeter toute forme de violence physique, économique, raciale, religieuse, sexuelle, psychologique et morale.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette force intérieure nous anime à ne pas discriminer d’autres personnes à cause de leur religion ou de leur irréligiosité, à cause de leur croyance dans l’immortalité et le sacré.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette force intérieure n'est pas la spiritualité de la superstition, ce n'est pas la spiritualité de l'intolérance, ce n'est pas la spiritualité du dogme, ce n'est pas la spiritualité de la violence religieuse ; c'est la spiritualité qui s'est réveillée de son profond sommeil, afin de nourrir les êtres humains dans leurs meilleures aspirations.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour mener de l'avant ce projet, nous voulons rendre nos vies cohérentes, en faisant coïncider ce que nous pensons, sentons et faisons. Nous voulons dépasser la mauvaise conscience en reconnaissant nos échecs. Nous aspirons à pardonner, à réconcilier et à persuader. Nous proposons de faire s'accomplir chaque fois plus cette règle qui nous rappelle de traiter les autres comme nous voulons être traités.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Au Chili, ensemble nous pouvons&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Au Chili, les premiers pas ont été donnés pour impulser un mouvement social ample, dans lequel convergent de nombreuses organisations sociales, culturelles, ethniques, politiques, syndicales, de jeunes, de retraités, d'hommes et de femmes. On l'a appelé &quot;Ensemble nous pouvons&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est précisément dans le principal bastion de la globalisation qu'un mouvement important a prit forme, remuant la conscience nationale, réveillant l'intérêt de la population et touchant tout particulièrement la jeunesse. &quot;Ensemble nous pouvons&quot; transcenda les frontières et attira l'attention dans de nombreux pays d'Europe et d'Amérique latine. Il s’agit d’un signe de plus des temps qui approchent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'échange et la discussion dans les organisations de base ont permit de lancer un programme qui fut transmit lors de la récente campagne présidentielle. Ce programme se convertira dans le projet convergeant qui orientera l'action pour avancer vers une société plus juste et plus humaine. Nous aspirons à ce que cette expérience ne reste pas seulement au Chili, sinon qu'elle inspire le mouvement social latino-américain qui voit le jour dans le paysage social d'Amérique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;Notes :&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;a id=&quot;note_1&quot; href=&quot;#renvoi_1&quot; name=&quot;note_1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;. Selon le Second Principe de Termodynamique, un système fermé est celui qui n'a aucun échange d'énergie avec un autre système. Dans ce contexte, la dégradation énergétique se produit de façon inévitable jusqu'à atteindre sa mort thermique, moment où aucun phénomène ne peut se produire dans ce sustème. Jusqu'à présent, rien ne semble pouvoir échapper à son destin, ni même la vie humaine. (le hasard et la nécessité – Jacques Monod – Editions Metatemas 1993).&lt;br /&gt; &lt;a id=&quot;note_2&quot; href=&quot;#renvoi_2&quot; name=&quot;note_2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt;. Ouvrir un système signifie rompre l'équilibre énergétique qui l'empêche de fonctionner. Il est bon de noter qu'en thermodynamique, l'uniformité (ou équilibre) équivaut au désordre et à la mort du système, étant donné que les différences de potentiel qui lui confèrent sa capacité de travail on disparu.&lt;br /&gt; &lt;a id=&quot;note_3&quot; href=&quot;#renvoi_3&quot; name=&quot;note_3&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt;. Etat parallèle. “En effet, les décisions les plus importantes pour l’ensemble des hommes sont prises par des personnages qui appartiennent à une collectivité très réduite, et qui détiennent un pouvoir partagé par consentement mutuel... Cette société de l’argent exerce actuellement une telle domination au moyen de sa richesse que c’est elle qui oriente le futur de toute la planète; c’est elle qui choisit la direction, mais son unique boussole est le raisonnement économique. Les calimités résultantes de la perte des points de référence sont interminables.” (J’accuse l’économie triomphante, Albert Jacquard. Editions Andrès Bello, Chili 1996).&lt;br /&gt; &lt;a id=&quot;note_4&quot; href=&quot;#renvoi_4&quot; name=&quot;note_4&quot;&gt;[4]&lt;/a&gt;. Dans des systèmes éloignés de l’équilibre, la dissipation d’énergie permet parfois d’observer la création d’un ordre local. Ilya Prigogine, physicien belge et Premier Prix Nobel 1977, a décrit ces formations, qu’il appelle structures dissipatives. Ces dites structures rompent la tendance à l’augmentation de l’entropie du système et génèrent ce qu'il appela une bifurcation. (“La pensée de Prigogine”, Arnaud Spire. Editions Andrès Bello, Chili 2000).&lt;br /&gt; En accord avec notre hypothèse, les variantes culturelles à l’intérieur de l’espèce humaine produiraient la même chose et s’ouvriraient une ou plusieurs bifurcations qui rompraient la tendance mécanique à la déstructuration totale du système.&lt;br /&gt; &lt;a id=&quot;note_5&quot; href=&quot;#renvoi_5&quot; name=&quot;note_5&quot;&gt;[5]&lt;/a&gt;. Lettres à mes amis, Sixième Lettre. Silo, Oeuvres Complètes. Editions Plaza y Valdes, Argentine. Editions Références, France.&lt;br /&gt; &lt;a id=&quot;note_6&quot; href=&quot;#renvoi_6&quot; name=&quot;note_6&quot;&gt;[6]&lt;/a&gt;. Cérémonie de Contexte Culturel de Evo Morales en Bolivie, José Salcedo, Forum Humaniste Latino-américain, Equateur.&lt;br /&gt; &lt;a id=&quot;note_7&quot; href=&quot;#renvoi_7&quot; name=&quot;note_7&quot;&gt;[7]&lt;/a&gt;. Document du Centre des Cultures, Mouvement humaniste.&lt;br /&gt; &lt;a id=&quot;note_8&quot; href=&quot;#renvoi_8&quot; name=&quot;note_8&quot;&gt;[8]&lt;/a&gt;. &quot;Le Nouvel Humanisme est internationaliste à condition qu'il respecte la diversité des cultures et des régions. Il affirme son internationalisme, précisément par la convergence des diversités, dirigée vers une nation humaine universelle. Le Nouvel Humanisme incite à la création de fédérations régionales et d'une confédération mondiale basée sur un système de démocratie réelle (Dictionnaire du Nouvel Humanisme- Silo)&lt;br /&gt; &lt;a id=&quot;note_9&quot; href=&quot;#renvoi_9&quot; name=&quot;note_9&quot;&gt;[9]&lt;/a&gt;. L'Amérique latine au cours des prochaines années. (Régionale Humaniste Latino-américaine, juin 2003)&lt;br /&gt; &lt;a id=&quot;note_10&quot; href=&quot;#renvoi_10&quot; name=&quot;note_10&quot;&gt;[10]&lt;/a&gt;. Inspiré de la Cérémonie de Reconnaissance du &quot;Message de Silo&quot;.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;
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<title>Liens vers le Juntos Podemos Más</title>
<link>http://jaures-et-bolivar.hautetfort.com/archive/2006/01/10/liens-vers-le-juntos-podemos-más.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (jean)</author>
<category>PODEMOS</category>
<pubDate>Tue, 10 Jan 2006 12:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;b&gt;Juntos Podemos Más au Chili :&lt;/b&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.podemos.cl/&quot;&gt;www.Podemos.cl&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;b&gt;Soutien au Podemos depuis la France :&lt;/b&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.podemos-francia.org/&quot;&gt;www.Podemos-Francia.org&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;b&gt;Le site de Tomás :&lt;/b&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.tomashirsch.cl/&quot;&gt;www.TomasHirsch.cl&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;b&gt;Tomás Hirsch en tournée en Europe :&lt;/b&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.humanisteurope.org/fr/tomas-hirsch/&quot;&gt;www.HumanistEurope.org/&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;b&gt;Tomás Hirsch en tournée à Paris :&lt;/b&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.parti-humaniste-france.org/actualitesph/TomasHirsch/ParisTour.phtml&quot;&gt;www.Parti-Humaniste-France.org/&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;
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<title>Vota Nulo</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (jean)</author>
<category>PODEMOS</category>
<pubDate>Sun, 25 Dec 2005 12:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;&lt;strong&gt;El voto nulo significa que no se avala a quienes mantiene un sistema neoliberal que produce sufrimiento y dolor a tanta gente&lt;/strong&gt;. Seamos claros y honestos. La Concertación ha sido el mejor gobierno que la derecha puede haber esperado. El Presidente de la Republica -que es de la Concertación- ha profundizado el modelo y ha dejado contentos a las transnacionales y a los bancos&quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;b&gt;Tomás Hirsch&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://anulamos.blogspot.com/&quot;&gt;Vota Nulo !&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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<title>PODEMOS-Espagne : le futur est arrivé</title>
<link>http://jaures-et-bolivar.hautetfort.com/archive/2005/09/20/rencontre-avec-le-podemos-espagne.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (jean)</author>
<category>PODEMOS</category>
<pubDate>Tue, 20 Sep 2005 23:35:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;PETIT TEMOIGNAGE DE LA RENCONTRE AVEC LE PODEMOS-Espagne&lt;br /&gt; (MADRID - 12/09/05)&lt;br /&gt; &lt;b&gt;« Conjunto Podemos mas »&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Quelques lignes pour vous conter le repas du Podemos Espagne auquel nous avons été conviés Alain, Térésa, Luisa et moi par Nacho (la personne chargée des relations institutions dans le Parti Humaniste espagnol.)&lt;br /&gt; Cet événement (car c’en était un) s’est déroulé le 12 septembre dernier et réunissait entre 150 et 200 personnes parmi lesquelles une vingtaine d’humanistes dont la Belgique et nous-mêmes.&lt;br /&gt; Nous nous sommes tous retrouvés dans un premier temps rue Salvatore Allende pour écouter l’hommage qui lui était rendu ce jour-là (ainsi, il y eut la diffusion d’un de ses discours avec sa voix paraissant intacte). Puis nous avons entonné avec tous les chansons engagées… Joli moment que de se retrouver avec nos frères de tous les coins pour écouter avec émotion l’hommage à ce grand homme. Notons qu’entre hommages et chansons, à plusieurs reprises on a félicité le combat du Podemos, Tomy Hirsh…&lt;br /&gt; Après la sangria ( !), nous avons été une bonne cinquantaine à continuer la journée en partageant un repas avec eux tous.&lt;br /&gt; « CONJUNTOS PODEMOS MAS » était affiché un peu partout sur les murs de cette salle communale où des tables de 10 avaient été dressées de part et d’autres. Certains d’entre nous nous sommes volontiers mélangés aux personnes que nous ne connaissions pas, et quel plaisir d’échanger avec nos frères chiliens et espagnols que quelques minutes plus tôt nous ne connaissions pas : une vraie fraternité nous unissait et nous parlions le même langage… Et quand le leader du Podemos a fait son discours en finissant par la lettre de Tomy Hirsh, nous tous n’étions plus qu’un, touchés de toutes part par ce discours pur et puissant. Pau Segado (le Porte-Parole du PH en Espagne) a conclu en soulignant l’esprit avec lequel nous faisons les choses et nous apporté paix et douceur après la force et le feu du discours précédent…&lt;br /&gt; Finalement, nous nous sommes retrouvés à quelques-uns avec le leader du Podemos pour échanger nos coordonnées et nous donner RV à Paris fin octobre. Il était proche de nous, intéressé, enthousiasmé à cette idée de nous retrouver et de mettre en place d’autres Podemos.&lt;br /&gt; Puis il y eut la photo finale, les échanges, les cadeaux et le départ pour le monolithe qui nous attendait.&lt;br /&gt; Et là, tout au fond de mon cœur, j’ai senti : j’ai senti que cette première prise de contact augurait bien d’autres perspectives, une étape, un tournant dans « notre histoire de France » et un peu pus tard, dans la voiture qui nous emmenait vers les sentiers lumineux, on s’est dit avec Pau, Carmen, Luisa, Michel : « le futur est arrivé ! ».&lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Sylvène&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Charte fondatrice du PODEMOS</title>
<link>http://jaures-et-bolivar.hautetfort.com/archive/2005/09/20/charte-fondatrice.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (jean)</author>
<category>PODEMOS</category>
<pubDate>Tue, 20 Sep 2005 22:50:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Voici une traduction du document fondateur du PODEMOS&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Convocation pour la Construction d’un Mouvement Politique et Social&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au Chili, en Amérique Latine et dans le monde entier, un petit pourcentage de la population possède de grandes richesses pendant que la majorité vit dans le besoin. Cette minorité s’est emparée de façon systématique du pouvoir politique, de la force économique et de la technologie. Ce processus dévastateur des souverainetés et des indépendances nationales, atteint son expression maximale dans les Traités de Libre Commerce (TLC), ou plus spécifiquement dans l’intention d’imposer la Zone de Libre Échange des Amériques (ZLEA).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La formation de marchés soumis aux prescriptions et aux conditions des pouvoirs économiques globaux montre sans équivoque le pouvoir régional et mondial des compagnies multinationales. De cette façon, alors que se concentre le capital financier international, les économies locales perdent de façon accélérée leur autonomie ; elles se voient obligées de s’adapter par l’extorsion implicite et explicite des prescriptions que dictent ces nouveaux pouvoirs qui sont maintenant structurés et organisés, grâce au perfectionnement et au renforcement du rôle politique d’organismes comme le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale, l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et des appareils de coordination et de contrôle comme le Groupe des 8 (G8). Quand des résistances à ces politiques apparaissent, les États-unis et leurs alliés apportent leur force militaire, avec la complicité de secteurs locaux qui cherchent à obtenir les bénéfices apparents de leur empressement impérialiste.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ainsi, aujourd’hui, le grand capital domine les moyens de production et aussi la pensée, à travers le contrôle des moyens de communication et d’information. En l’état actuel des choses, l’antique solidarité s’est évaporée et en définitive, on a abouti à la désintégration du tissu social et à la déconnexion des personnes malgré les pénuries générales. Les référents politiques et sociaux n’ont pas échappé à cette fragmentation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La certitude de l’expérience fonde notre foi dans la possibilité d’articuler le plus grand ensemble de forces politiques et sociales de gauche, progressistes et anti-néolibérales en un grand mouvement qui fera reculer notablement les conditions actuelles d’inégalité et d’injustice sociale. La sourde tragédie qu’expérimentent nos peuples aujourd’hui, nécessite de la responsabilité et de la lucidité. Nous devons nous en approcher en construisant peu à peu chaque marche qui contribue à désarticuler la tyrannie, non plus seulement des armes, mais de l’argent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous croyons fermement dans la possibilité de récupérer le pouvoir de décision de la base sociale et de le projeter dans la prise du pouvoir politique. Cette foi dans l’unité et dans la possibilité de récupérer le pouvoir politique pour les peuples commence déjà à se manifester sur notre continent et sous d’autres latitudes comme une capacité d’organisation croissante que nous assumons aujourd’hui comme faisant partie de notre propre lutte et comme responsabilité présente et future. Pour cela, bien que notre action se localise dans notre pays, notre regard et notre solidarité se tournent vers notre Amérique latine et la possibilité d’un monde meilleur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Depuis cette position où coïncident le diagnostic et la volonté de diverses forces, nous avons entrepris diverses convergences tant dans l’action que dans la réflexion commune, avec l’intention d’avancer dans la conformation d’un Mouvement offrant la participation la plus complète et la plus démocratique qui soit aux organisations sociales et politiques du peuple et dont la direction soit la transformation politique et sociale de notre pays pour nous conduire vers une démocratie ré elle. Nous croyons donc que c’est le moment politique et historique adéquat pour rassembler l’expérience de ces dernières décennies et la mettre en œuvre pour le développement d’une volonté qui unisse la diversité d’expressions en une force capable d’offrir une alternative politico-sociale viable pour le Chili.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce Mouvement doit se constituer dans tout notre pays, ample, divers et fort. En ce sens, il s’orientera à générer la convergence des hommes, des femmes, des jeunes, des étudiants, des travailleurs, des peuples indigènes et de toute organisation aussi petite soit elle, pour créer un avenir digne, dans lequel notre peuple récupère les droits qui lui ont été arrachés d’abord par la force et aujourd’hui par la menace du licenciement et de la marginalisation. De même, les organisation s laïques et religieuses, les intellectuels, les professionnels et les artistes, les petits, moyens et grands entrepreneurs, les agriculteurs, les mineurs, les pécheurs, les employés du commerce et des services sont appelés à la création et au développement de nouveaux modèles politiques, économiques, sociaux et culturels originaux qui remplaceront l’injuste modèle en vigueur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous qui signons cette déclaration, nous nous sommes mis d’accord sur les idées fondatrices et les stratégies d ’actions que nous proposons à tous les mouvements politiques, sociaux et culturels disposés à s’intégrer dans ce processus de transformation des espoirs en chemins d’expression politique concrets par leur analyse, leur discussion et leur enrichissement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Idées Fondatrices&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 1. La formation d’un Mouvement Politique et Social qui aura comme priorité de lutte, non seulement son action à caractère politique, mais qui soit capable de récupérer la foi dans les possibilités de transformation des conditions sociales, politiques et culturelles injustes qui paraissent aujourd’hui, à tort, s’imposer comme uniques et inamovibles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 2. Nous croyons nécessaire d ’accélérer révolutionnairement le véritable sens de la lutte qui se réfère non seulement aux conditions politiques et économiques mais aussi sociales et personnelles. Nous envisageons donc un Mouvement qui doit se manifester simultanément au niveau politique, au niveau social, au niveau culturel et au niveau psychologique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 3. Notre direction est d’avancer avec résolution vers un nouveau système économique et social qui privilégie la résolution des nécessités de nos peuples et non les gains du grand capital en mettant en discussion ouverte l’actuelle et injuste relation entre le capital et le travail.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 4. De la même façon, nous affirmons que nos ressources naturelles et financières sont exposées à la déprédation et à l ’exploitation par les grands capitaux transnationaux. En ce sens, nous incluons dans nos priorités la nécessité de récupérer nos ressources naturelles parmi lesquelles seules quelques unes ont été favorisées et de les mettre au service de la grande majorité de notre pays. La seule récupération du cuivre et des fonds de pension des travailleurs permettrait de garantir le droit et l’accès à la santé et à une éducation publique de qualité pour tous les citoyens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 5. C’est depuis cette position que notre Mouvement se définit en opposition ouverte au néolibéralisme et à tout autre modèle qui soit une expression du système capitaliste.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 6. Par la même occasion et en relation avec ce qui précède, nous nous positionnons aussi en opposition ouverte avec la droite et les partis de la Concertation responsables de l’actuel modèle politique, social et économique. En conséquence, nous qui intégrons ce Mouvement, nous n’accepterons ni pactes ni alliances d’aucun type avec de tels référents, dans aucune de ses expressions politiques, ce que nous considérons nécessaire pour donner des signaux sans équivoque et cohérents à qui aspire à remplacer radicalement le système qui nous gouverne aujourd’hui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 7. Nous aspirons à une démocratie participative et directe comme système politique et nous rejetons toute forme de régimes dictatoriaux, en même temps que nous favorisons le pluralisme politique comme unique schéma légitime. En ce sens, nous voulons modifier à sa racine la pratique de la représentativité en vigueur aujourd’hui, en donnant une plus grande importance à la consultation populaire, le plébiscite, l’élection directe des candidats et le droit du peuple à révoquer les mandats. La Constitution politique actuelle, à travers le système binominal, s’oppose à la capacité pleine du citoyen d’élire et d’être élu et se moque des fondements de la Démocratie réelle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 8. Ce Mouvement affirme le respect et la valorisation de la diversité personnelle, culturelle et idéologique et rejette les systèmes uniformisant et homogénéisant, ainsi que toutes formes de discrimination. En conséquence nous travaillerons pour donner aux discriminés et aux exclus les garanties que mérite leur représentativité en renforçant toute mesure qui favorise dans la pratique leur insertion et leur développement. Aujourd’hui, les minorités harcelées par la xénophobie et la discrimination, demandent anxieusement leur reconnaissance et, dans ce sens, il est de notre responsabilité d’élever ce thème au niveau des discussions les plus importantes, prenant la tête de la lutte dans chaque lieu jusqu’à vaincre les néofascismes ouverts ou cachés. Lutter avec les discriminés et les exclus, c’est lutter pour les droits de tous les êtres humains.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 9. Notre Mouvement ne cherche pas seulement à se lever au Chili. Sa vocation est Latino-américaine et il se solidarise activement avec les luttes des exclus et des persécutés de notre continent et du monde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 10. Ce Mouvement considère pleinement en vigueur la lutte pour la prépondérance de la mémoire, la vérité et la justice sur les violations des Droits de l’Homme qui ont eu lieu dans notre histoire récente. Nous considérons que les Droits de l’Homme n’appartiennent pas au passé, ils font toujours pression douloureusement dans notre présent, et ils sont aussi dans notre avenir invitant notre intentionnalité et alimentant une lutte qui se ravive à chaque nouvelle violation du destin de l’être humain. Pour cela, toute demande qui se fait en leur faveur a du sens parce qu’elle montre aux pouvoirs actuels qu’ils ne sont pas omnipotents et qu’ils ne contrôlent pas le futur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 11. Nous soutenons qu’à la base du système injuste qui aujourd’hui nous gouverne, on trouve la violence institutionnalisée qui s’exprime non seulement dans l ’usage des armes quand le peuple essaye de se rebeller mais aussi dans la violence économique qui marginalise de grandes parties de la population de ses droits élémentaires : l’éducation , la santé, un logement et un travail dignes. Notre Mouvement aspire à dépasser toute forme de violence dans la société, celle-ci, en dernière analyse, ne dépendant pas des peuples et étant imposée au moyen de l’intervention directe, de la guerre et d’autres formes d’assujettissement de la souveraineté nationale et populaire. Ainsi, en tenant compte de la particularité de la situation politique actuelle du pays, nous proposons d’impulser des méthodes de lutte non violentes qui placent au centre la massivité et la pluralité des luttes des travailleurs et le peuple dont la décision, l’expérience et la sagesse sont la base de notre force. La méthodologie de lutte que nous adoptons ne doit pas se comprendre comme faisant des concessions à la violence et à la répression de l’État. Au contraire, nous croyons au droit à la rébellion et à l’autodéfense du peuple ; et celui-ci sera d’autant plus puissant, que notre capacité de construire une organisation forte et unitaire, qui permettra de désarticuler de façon soutenue et spécifique toute agression, sera plus grande.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En conséquence nous appelons à nous auto convoquer à une grande convention nationale de toutes les forces et de tous les mouvements politiques et sociaux progressistes, de gauche et anti-néolibéraux pour construire ensemble un nouvel espoir pour nos peuples.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Signataires :&lt;/b&gt; Parti Humaniste, Parti Communiste, Gauche Chrétienne, Mouvement Gauche Révolutionnaire, Mouvement Patriotique Manuel Rodriguez, Gauche Socialiste, Mouvement pour le Socialisme, Identité Rodriguista, Parti Communiste Chilien Action Prolétaire, Parti Alternative Socialiste, Comité de Défense et de Récupération du Cuivre, Corporation Urracas d’Emmaus, Ceux d ’en bas, Front de Professionnel de Gauche, Coordination Métropolitaine des Usagers Défense de la Santé Publique, Force Citoyenne, Assemblées Populaires, CENDES, entre autres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Pinochet enfin poursuivi ?</title>
<link>http://jaures-et-bolivar.hautetfort.com/archive/2005/09/20/pinochet-enfin-poursuivi .html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (jean)</author>
<category>PODEMOS</category>
<pubDate>Tue, 20 Sep 2005 21:25:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;b&gt;Article :&lt;/b&gt; Pinochet enfin poursuivi ?&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Adresse :&lt;/b&gt; http://www.humanite.fr/journal/2005-09-16/2005-09-16-814121&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;La Cour suprême a décidé la levée de l'immunité de l'ancien dictateur, permettant ainsi de le poursuivre dans le cadre de l'opération « Colombo ».&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; La Cour suprême chilienne a confirmé à 10 voix contre 6 la décision prise de justesse le 6 juillet par la cour d'appel de Santiago concernant la levée de l'immunité dont bénéficiait le général Pinochet en tant qu'ex-président, dans le cadre de l'enquête sur l'opération « Colombo ».&lt;br /&gt; (...)&lt;br /&gt; « Qu’est-ce qui reste à espérer pour notre peuple ? » s’est interrogé mercredi Thomas Hirsch, candidat de gauche à l’élection présidentielle, après avoir été arrêté lors de manifestations contre un projet de loi, soutenu par le président socialiste Lagos, visant à libérer les militaires condamnés pour violations des droits de l’homme. Les ex-prisonniers politiques, dont certains restent emprisonnés dans des quartiers de haute sécurité, n’attendent plus grand-chose de la part de la magistrature chilienne.&lt;br /&gt; (...)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Tomas Hirsch, candidat Humaniste de la gauche chilienne, cité dans l'Humanité de vendredi dernier&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Détention de Tomas Hirsch</title>
<link>http://jaures-et-bolivar.hautetfort.com/archive/2005/09/15/detention-de-tomas-hirsch.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (jean)</author>
<category>PODEMOS</category>
<pubDate>Thu, 15 Sep 2005 23:40:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Salut à tous&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui le candidat à la presidentielle Tomas Hirsch a été arrêté avec Trente autres &quot;activistes&quot; alors qu'il manifestait avec des organisations des droits de l'homme face au palais du gouvernement. Cela généra une mobilisation rapide d'humanistes et de communistes qui se sont rassemblés devant le batiment de la police, exigeant la liberation des détenus. Ils furent relachés au bout de deux heures et ils retournèrent manifester au même endroit subissant à nouveau la répression de la police militaire. Ils ont insisté malgré cette repression, et ont obtenu l'autorisation de manifester devant le palais du gouvernement et au pied de la statue d'Allende. Ce fut un extraordinaire exemple d'ation de non-violence active. Nous aurons probablement bientôt des vidéos et des photos de cet evenement. Cela a été diffusé dans tous les médias du Chili y compris la télé. Ci-dessous des liens avec certains articles de presse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Message de Mario Aguilar, traduit par François baudoin&lt;/p&gt;
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<title>Hirsch fustigó nuevamente al Gobierno luego de quedar en libertad</title>
<link>http://jaures-et-bolivar.hautetfort.com/archive/2005/09/15/hirsch-fustigó-nuevamente-al-gobierno-luego-de-quedar-en-lib.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (jean)</author>
<category>PODEMOS</category>
<pubDate>Thu, 15 Sep 2005 01:40:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;b&gt;El candidato de Juntos Podemos Más alcanzó a estar dos horas detenido y volvió hasta el lugar donde comenzaron los incidentes, desde donde acusó a Lagos de indultar asesinos.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Luego de estar detenido dos horas en la Primera Comisaría de Santiago, el postulante presidencial Tomás Hirsch quedó en libertad, momento en que reiteró sus críticas al Gobierno, acusándolo de amparar la impunidad a favor de violadores de los derechos humanos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hirsch regresó desde la Primera Comisaría hasta la Plaza de la Constitución, donde fue detenido cerca del mediodía, y reiteró sus acusaciones contra el Presidente Ricardo Lagos de indultar a ex represores y reprimir al pueblo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Si me tratan a mí así, como candidato presidencial, si tratan así a dirigentes de derechos humanos, qué le queda esperar a nuestro pueblo&quot;, indicó.&lt;br /&gt; Además, anunció que la de este miércoles no será última protesta en ese sentido, mientras que Carabineros cifró el número de aprehendidos en 30 detenidos. (Cooperativa.cl)&lt;/p&gt;
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